Derniers articles
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On se marie, ici ? Non, on vote !
Devant la mairie du 1er arrondissement de Paris, les voitures ne trouvent plus de place pour se garer, c’est un cortège sans fin. Je m’approche du gardien et je lui demande la raison de ce bouchon. Il y a un mariage ? Une personnalité est sur place ? En effet, nous nous trouvons à côté de l’église Saint-Germain l’Auxerrois, où le joueur de basket français Tony Parker a célébré son mariage avec l’actrice américaine Eva Longoria, Gabrielle Solis dans la série « Desperate Housewives ».
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« On prie d’abord et on vote ensuite »
Levée tôt, je décide de partir remplir mon devoir de citoyenne avant que la flemme ne s’empare de moi mais surtout avant que Téléfoot ne commence. Bref vers 10 heures, je m’aventure dehors (le parapluie sous le bras on se sait jamais). Alors qu’a l’accoutumée les rues du Blanc-Mesnil (les dimanches matin surtout) sont vides, je croise un tas de gens qui tous convergent vers l’église.
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Thé ou café ? Dati ou Girard ?
Samantha et Jean-Charles se regardent amoureusement. Ils viennent de finir leur petit déjeuner « Au Pain quotidien », et passent à la caisse. Au menu : croissant, tranches de pain de seigle à la confiture, jus d’orange et café serré. Jean-Charles s’est même payé le luxe d’un yaourt au granola. Ils viennent ici trois ou quatre fois par an. Ils habitent tous les deux dans le 7e depuis quelques temps, mais n’ont choisi ni Rachida Dati (UMP) ni Laurence Girard (PS) au second tour des municipales. Elle est de nationalité américaine, il n’est pas inscrit sur les listes électorales.
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Jour de marché… et d’élections à Garges-lès-Gonesse
Ils se bousculent, s’impatientent, viennent en couples, souvent avec leurs enfants. Ici, toutes les générations se côtoient, ainsi que toutes les origines. Certains sont endimanchés, s’habillent à l’orientale ou à l’occidentale et tous sont joyeux : ils ont attendu cet événement toute la semaine, enfin le jour J ! Est-ce la hâte d’aller voter ? Non, sûrement pas ! Ils se pressent juste pour se rendre au marché de Garges-lès-Gonesse, loin des préoccupations électorales.
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Recherche abstentionnistes, désespérément
Dimanche 9 mars à Bondy, il y a eu près de 50 % d’abstention, mais cela n’a pas empêché le maire Gilbert Roger d’être réélu. Cette désertion relative des électeurs l’a peut-être même aidé un peu. Les abstentionnistes de la semaine dernière : pourquoi, comment ? Un bon sujet, ça. Allons voir ce qu’il en est en ce dimanche de second tour. Les jeux étant faits chez les Bondynois, les langues vont se délier plus facilement, me dis-je.
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Pourquoi les Courneuviens boudent Kamel Hamza
Il n’y a pas d’effet « Kamel Hamza » à La Courneuve (93). Avec un score calamiteux de 16% au premier tour des municipales, loin derrière le maire sortant communiste Gilles Poux et le socialiste Stéphane Troussel, le candidat de l’UMP ne parvient décidément pas à accrocher le vote des Courneuviens. Lui qui s’est présenté ici même aux cantonales de 2004, puis en 2007 aux législatives, n’a pas prise sur les « quarante années de socialo-communisme » qu’il dénonce à La Courneuve.
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Hussein Mokhtari : « Attention, ce n’est pas un vote communautaire ! »
« Allo ! Monsieur Mokhtari ? C’est Chaker du Bondy Blog. Je souhaiterais vous rencontrer afin de faire un portait de vous. – Pas de problème. Rendez-vous demain au marché de Garges-lès-Gonesse, j’y serai pour tracter ! » Il raccroche sans même attendre mes remerciements. Alors, comme tout bon journaliste, j’essaye de préparer mon interview : je regroupe un certain nombre d’informations, j’apprends qu’il a été machiniste à la RATP pendant plusieurs années.
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Seybah Dagoma, dernières heures pour dégommer Legaret
Faire un reportage sur une candidate à une élection municipale peut sembler quelque chose de facile. Surtout lorsque le but n’est pas de la rencontrer dans une chikissime chambre d’hôtel parisien, en dix minutes chrono, avec une liste de questions présélectionnées et interdiction de prendre des photos. Et bien non ! C’est parfois plus difficile qu’on ne le pense. Seybah Dagoma, 29 ans, tête de liste PS dans le 1er arrondissement de la capitale, en est le parfait exemple.
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Adalet : « J’aimerais avoir le droit de vote aux municipales »
Bonjour, Adalet, vous n’avez pas pu voter aux municipales ? Non, en effet, je n’ai pas pu car je ne suis pas de nationalité française mais turque. Pourtant, cela fait plus de 30 ans que j’habite en France. Que ressentez-vous au fait de ne pas pouvoir voter ? C'est frustrant. Tu ne peux pas donner ton avis sur la personne que tu souhaiterais élire pour te représenter. Pour les présidentielles, je peux le comprendre, car c’est un scrutin national, mais pour les municipales, pourquoi les personnes étrangères ne peuvent-elles pas voter ? Tu restes quand même un citoyen à part entière de la commune, au quotidien ; tu vis avec ta ville, tes enfants y vont à l’école. Je participe à la vie locale, je paie la taxe d’habitation, des impôts sur les revenus. Tu paies, mais tu n’as pas le droit à la parole dans les urnes. Je me considère comme une citoyenne à part entière mais je n’ai pas le pouvoir de décider pour mon avenir et pour celui de ma fille. Mis à part cela, je n’ai pas d’autres problèmes avec le fait de ne pas être de nationalité française.