Derniers articles
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Georgia Vincent a perdu son pari
Dans ce deuxième tour des élections législatives, Georgia Vincent, candidate UMP, croyait renforcer la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale en s’octroyant le siège d’Elizabeth Guigou, députée PS sortante de la circonscription de Bondy/Romainville/Noisy-Le-Sec. Sauf que celle-ci, garde son siège avec un large score de 60,25 %. La candidate UMP obtient 39,75%. Elle ne pourra donc pas contribuer à : "décliner le programme du président Nicolas Sarkozy et à relancer la pompe économique". Ce dimanche, j’ai pu suivre Georgia Vincent dans sa tournée des bureaux de vote : "Je garde toujours la forme et la gaieté même dans les moments difficiles". Malgré sa lucidité, une certaine inquiétude émane de la candidate UMP et de ses assesseurs. Peu de participation (20 % en moyenne) dans les quartiers de la Sablière et la Mare à la Veuve au sud de la ville, les quartiers Brossolette, Blanqui et Petit Jean au centre, et les cités Nou Caillé et Terre Saint-Blaise à Bondy nord. Même si on constate de nombreux électeurs absents au premier tour.
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Une bonne gauche à la droite
C’est dans une ambiance festive que la candidate socialiste de la circonscription regroupant Noisy-le-sec, Romainville et Bondy arrive à la salle des fêtes. Arrivée des plateaux télés des grandes chaînes hertziennes en tant que grande figure du PS, où elle a pu débattre véhément avec celle qui occupe actuellement le Ministère de la Justice, Elisabeth Guigou vient savourer le goût de sa victoire. Une soixantaine de sympathisants l’attendent bras dessus bras dessous. Beaucoup de visages familiers sont présents, notamment le maire de Bondy Gilbert Roger. Forcément, on est content, et soulagé aussi. Certes, au premier tour de cette élection législative, Elisabeth Guigou se trouvait en position de ballottage favorable face à la candidate UMP, Georgia Vincent. Certes, la 9ème circonscription de Seine-Saint-Denis est historiquement ancrée à gauche. Mais l’annonce d’un tsunami bleu, le virage à droite de nombreux fiefs traditionnellement de gauche confirmé le 6 mai dernier et la large victoire du candidat UMP Nicolas Sarkozy en ont fait douter plus d’un durant cet entre-deux tours.
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Le vote à domicile
La famille Drouin-Seyglard habite à Bondy au dessus du bureau de vote numéros 12, dans un appartement de fonction, au dessus de l’école Léo Lagrange, à deux pas du siège local de l’UMP : "où on fait la fête tous les jours depuis un certain temps ", m’affirme Thomas, l’homme de la maison. Cette fratrie est très puissante dans Bondy, pour la simple et bonne raison que Thomas est le seul informaticien du comté à pouvoir résoudre les cas les plus désespérés, ceux que peuvent créer parfois Windows ou notre stupidité quand on est un coutumier du matos informatique. Thomas a fait des miracles la fois quand mon frère a eu l’idée très originale de mettre de l’huile d’olive sur son processeur pour en atténuer le bruit. Chaque dimanche donc, des bataillons entiers d’handicapés de la souris viennent faire la queue chez les Drouin-Seyglard pour résoudre leurs petits soucis numériques. Malgré ce rush, la famille composée de la maman institutrice, du Bill Gates local, de Fabien le petit dernier qui vote pour la première fois cette année et qui consacre un moment pour aller rendre visite aux urnes, "mais vraiment par conscience citoyenne, parce que j’habite à exactement 10 secondes du bureau de vote. A 5 minutes, je me serais sans doute posé la question", me confie Thomas dans un mélange de… de rien du tout.
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Raoult (UMP)/Kern (PS) : débat sous haute tension
Pour le dernier numéro de cette série, nous avons invité Eric Raoult, candidat UMP, largement favori ce dimanche, dans la 12ème circonscription, et Bertrand Kern, maire PS de Pantin, président de l’Odhlm de Seine-St-Denis. Après quelques minutes d’observation, les langues se sont déliées, la tension est montée d'un cran à l'évocation de la loi SRU visant la mixité sociale avec obligation d’un pourcentage de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants.
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Législatives : gueule de bois annoncée pour « la diversité »
Un député ? Deux ? Trois au grand maximum? On s'achemine vers un très maigre bilan en termes de représentation de la diversité à l'Assemblée nationale. Il se pourrait même, qu'au soir du 17 juin, il n'y ait aucun élu arabe ou noir parmi les candidats de France métropolitaine. Ceux qui peuvent raisonnablement espérer l'emporter dimanche sont un UMP, Salem Kacet (en photo), et une socialiste, George Pau-Langevin. Les autres devront s'en remettre aux bonnes fées. Salem Kacet, cardiologue et professeur de médecine à Lille, a obtenu 36,32% des voix dans la 8ème circonscription du Nord, à Roubaix, arrivant juste derrière le candidat PS Dominique Baert (37,77%). Avec 27,84% des suffrages, George Pau-Langevin, Antillaise, talonne l'UMP Raoul Delamare (27,88%) dans la 21ème circonscription de Paris. Deux probables élus de la diversité, c'est bien peu, le PS ayant investi une vingtaine de candidats sous cette appellation, contre une quinzaine à l'UMP.
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Effervescence lors des présidentielles, dépression aux législatives
Dans la 4ème circonscription de Marseille, Henri Jibrayel, candidat PS arrive en tête avec 25.82 % des voix, viennent ensuite en seconde et troisième position Bernard Susuni pour l’UMP (25.39 %) et Fréderic Dutoit du PCF (18.96%). Karim Zeribi, réalise 11,16%, le Modem représenté par Slimane Azzoug arrive en 6ème position avec 2,80%. Le taux d’abstention atteint 40 % dans cette circonscription. Alors que pour les présidentielles, les gens s’étaient déplacés en nombre, les jeunes surtout, pour ces législatives, on constate un désintérêt très significatif. Après une campagne qui s’est avérée plutôt rude pour l’ensemble des candidats, c’est la première fois que cette circonscription en 34 ans peut échapper au parti communiste. Mais Henri Jibrayel est suivi de très près par l’UMP. Il n’est donc pas assuré de remporter le second tour parce que l’écart entre les deux est très minime.
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10 juin 2007, 1er tour des élections législatives
Pour le premier tour des élections législatives, opération "Blogueur embedded" pour Nadia, Chou, Idir et Antoine. Les quatre articles ci-dessous reviennent sur une élection vécue de l’intérieur.
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Samir Mihi perd l’élection mais continue la bataille politique
Samir Mihi se lance pour la première fois pour représenter, sans étiquette politique, les citoyens de 12ème circonscription de Seine-St-Denis à l’Assemblée Nationale. Co-fondateur du collectif AC lefeu de Clichy-Sous-Bois, il est largement devancé par le député UMP sortant, Eric Raoult (46,91 %) et Pascal Popelin du PS (28,42 %) dans ce premier tour du scrutin. Avec son score de 2,8 %, « la grande porte » lui échappe mais Samir Mihi ne compte s'arrêter au milieu du chemin : "Aujourd’hui, il faut être acteur, arrêter d’être demandeur et d’attendre qu’on améliore nos conditions de vie. Les idées et les propositions, nous les avons".
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Siège de l’UMP : « je crois que ça va pas être possible ! »
Les résultats sont tombés, tout le monde les connais, pas besoin d'en dire plus à ce sujet. Pour le soir du premier tour, je comptais suivre Lynda Asmani, candidate UMP dans la 5ème circonscription de Paris. Son assistant m'annonce la veille qu'elle sera au 55 rue de la Boétie au siège de l'UMP, où il y aura également une majorité de candidats parisiens. Une fois sur place, mauvaise surprise pour moi, la responsable de la presse me refuse l’accès du lieu. "Pas de blogueur !" me répète-elle. Durant la campagne présidentielle, jamais l'UMP n'avait refusé le BondyBlog. Mais cette fois-ci, Nicolas Sarkozy est déjà président, fini les petits journalistes de banlieues qu'on chouchoutait pour recoller les morceaux entre l’ex-candidat et les quartiers populaires. La récréation est terminée. Maintenant, ils ne servent plus à rien.