Derniers articles

  • Le marathon électoral d’Akli Mellouli dans le Val-de-Marne

    "Dimanche, mission, loin". Trois mots prononcés en réunion de rédaction ont sonné le glas de mon dimanche pénard en compagnie de Fédérer et Nadal. Créteil, c’est tout au bout de la ligne 8, Akli Mellouli m’y attend, il est candidat PS dans la première circonscription du Val-de-Marne. En ce jour d’élection, il est débordé « je viens de faire le tour des 54 bureaux de vote, plus que deux et j’ai fait le tour de la circonscription ! », me dit-il dans la voiture qui l’emmène vers la fin de son rallye. En chemin, il salut le chaland de passage, prend des nouvelles de connaissances, je raye de mon calepin la question visant à savoir s’il est du cru. Cheminant vers le dernier bureau de vote, il rencontre Monsieur Plagnol, candidat UMP dans la même circonscription et donc ennemi. Ennemi, c’est dans ma tête, dans la réalité le dialogue est courtois et il y a du fair play dans l’air.

    Par Idir Hocini
    Le 10/06/2007
  • L’UMP Jeannette Bougrab, dans le 18ème à Paris : « Je veux faire mieux que Nicolas Sarkozy le 6 mai »

    Jeannette Bougrab a le regard noir d'une actrice italienne des années 50, avec, dans les yeux, quelque chose de vulnérable. A l'UMP, son parti, ils n'aiment pas trop ça, la femme fragile. Ils préfèrent la femme générale, la tenue pantalon au tailleur mauve. C'est dans cette couleur glamour que la candidate du parti de droite a visité les 35 bureaux de vote de la 18ème circonscription de Paris, où elle se présentait. Un rituel qui tient autant de l'affichage le jour du vote que du respect envers les électeurs. Professeur de droit à la Sorbonne, chargée de cours à Sciences Po, Jeannette Bougrab n'a que 33 ans. "De droite en économie, plutôt de gauche sur les questions de société", ainsi qu'elle se décrit elle-même, la jeune candidate espère obtenir dans sa circonscription, le 17 juin, au second tour des législatives, un meilleur résultat que celui qu'y a enregistré Nicolas Sarkozy le 6 mai, à la présidentielle, contre Ségolène Royal. "La candidate socialiste a réalisé ici plus de 60% des voix", rappelle Jeannette Bougrab.

    Par Antoine Menusier
    Le 10/06/2007
  • Sécurité en Seine-St-Denis : retour sur le rapport qui fâche

    Cette 5ème "Spéciale législative" du BondyBlog revient sur la divulgation début juin du rapport de l'Institut National des hautes études et de sécurité (Inhes), pour qui les relations entre la police et la population de Seine-St-Denis sont alarmantes. Pour en débattre, Nordine Nabili reçoit Rama Yade, secrétaire nationale à l`UMP et Mouna Viprey, candidate PS à Montreuil (93), irréconciliables sur le sujet… .

    Par Nordine Nabili
    Le 08/06/2007
  • Abdel Sadi, le camarade de route du PCF

    Dans la 5ème circonscription de Seine-St-Denis (Bobigny / Drancy), seize candidats sont en course pour les législatives 2007. Il n’y a aucun représentant de l’UMP, ni de l’UDF-Modem. A Bobigny, il y a un visage repérable dans tous les coins de rue : Abdel Sadi. Le premier adjoint du maire de Bobigny compte redonner au parti […]

    Par nadia_boudaoud
    Le 07/06/2007
  • L’Assemblée nationale peut-elle rajeunir et prendre des couleurs ?

    Dans la 10ème circonscription de l’Essonne regroupant des communes aussi proches géographiquement qu’éloignées socialement, le Mouvement Démocrate a choisi d’investir Jean-Bernard Mirabeau, un jeune homme de 28 ans. Avocat d’affaire au barreau de Paris, il ambitionne de devenir avocat des citoyens. Originaire de la ville de Nanterre, où il habite toujours, parrain d’honneur de l’association Zy’va pour laquelle il continue de s’investir, il se présente contre le député sortant socialiste Julien Dray. Jean-Bernard Mirabeau refuse l’image qui veut qu’il a été choisi simplement en tant que candidat de la diversité, sans pour autant disconvenir du fait que cette qualité peut symboliquement répondre à l’objectif que s’est donné le nouveau parti de François Bayrou, lequel annonçait, lors de l’un de son discours pour la création du MoDem, sa résolution de « propulser une génération politique nouvelle ». De Grigny, connue pour son quartier populaire de la Grande Borne, à Fleury-Mérogis, renfermant la plus importante maison d’arrêt d’Europe en terme de taille et l’une des plus problématique en termes de population carcérale, en passant par la calme et cossue commune de Morsang-sur-Orge, cette circonscription compte pas moins de 60 000 électeurs. A une quelques jours du 1er tour, rien n’est encore joué. Interview.

    Par Hanane Kaddour
    Le 07/06/2007
  • A Trappes, les candidats de la diversité se livrent un combat sans merci

    Deux policiers municipaux, non armés, bonnes bouilles, entrent dans la permanence électorale de Djamal Yalaoui, rue Jean Jaurès, à Trappes. Ils viennent lui remettre une notification de leur patron, le maire socialiste de la ville, Guy Malandain, indiquant que la salle Jean-Baptiste Clément ne sera pas disponible le 7 juin. Raison invoquée : l'endroit est déjà réservé, même jour, même heure, par un candidat concurrent. D'autres dates sont disponibles, le 6 ou le 8, ajoutent aussitôt les envoyés de Malandain. Yalaoui ne veut rien entendre, convaincu que l'empêchement qu'on lui oppose est un coup monté du maire. Il signe malgré tout la notification, mais il prévient: "J'irai quand même le 7 à la salle Jean-Baptiste Clément et j'y tiendrai meeting, dedans ou dehors." Djamal Yalaoui est un avocat franco-algérien de 39 ans, citoyen de Trappes, une commune de 35 000 habitants située en grande banlieue parisienne, dans le département des Yvelines. La ville est connue dans toute la France pour deux raisons au moins. Une bonne : le comédien Jamel Debbouze est l'enfant du coin. Une mauvaise : la police y a arrêté à plusieurs reprises, ces dernières années, des individus identifiés comme salafistes, soupçonnés de préparatifs d'attentats.

    Par Antoine Menusier
    Le 06/06/2007
  • Les femmes sont-elles des hommes politiques à part entière ?

    Dernière ligne droite avant le premier tour des élections législatives. Malgré la loi sur la parité en politique, les mentalités peinent à évoluer. 12 % de femmes siègent à l'Assemblée nationale, les résultats du 17 juin ne risquent pas de faire grimper la courbe. Les petits partis sont en règle avec la loi sur la parité, Le PC et le PS sont sur le bon chemin, ils s’approchent des 46 %, par contre l’UMP est loin derrière avec seulement 28 %. Payer des pénalités ou respecter la loi ? L’UMP préfère passer à la caisse, comme pour la loi SRU sur le respect des 20 % de logements sociaux dans les villes. Pour cette émission, nous avons invité George Pau-Langevin, candidate PS dans la 21ème circonscription de Paris et Georgia Vincent, candidate UMP dans la circonscription de Bondy, pour parler sereinement de cette question.

    Par Nordine Nabili
    Le 05/06/2007
  • L’UMP à l’assaut de la Seine-St-Denis

    Michelle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, a répondu à l'invitation d'Eric Raoult, maire du Raincy, député de la 12ème circonscription de Seine-Saint-Denis et candidat à sa propre succession, pour une revue des bataillons en Seine-Saint-Denis. Dans ce département, l'UMP à fait 43,46 % au deuxième tour des présidentielles, et n'a eu que trois députés en 2002 sur treize circonscriptions. Cette fois, Eric Raoult et ses compères ont bien l'intention de se battre pour rafler la mise. Au cours de la soirée dans un gymnase de Montfermeil, les candidats UMP aux législatives ont joué collectif devant la n°2 du gouvernement.

    Par chou_sin
    Le 05/06/2007
  • PS : la méthode Coué pour sauver les meubles

    Le parti socialiste a fait salle comble au Zénith de Paris pour lancer véritablement sa campagne législative. Beaucoup moins de jeunes que lors des meetings de l’élection présidentielle, mais toujours autant de ferveur pour Ségolène Royal qui raflera tout à l'applaudimètre. La soirée s'organise de la manière suivante : les éléphants ne rejoindront pas l'armée des candidats sur scène, mais iront s'asseoir avec le public certainement pour l'image de proximité. Entre chaque intervention, quelques candidats viendront également prendre la parole. Bertrand Delanoë, maire de Paris, ouvre le bal; discours classique, rien de particulier ne retiendra mon attention. Ségolène Royal ensuite se verra offrir par le public une standing ovation, et un Zénith qui chante en coeur « Ségolène ! Merci ! » 

    Par chou_sin
    Le 04/06/2007