Derniers articles
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Le mois le plus long
Si les Musulmans étaient Chrétiens, la prière de table à la rupture du jeûne donnerait un truc du genre « merci Seigneur pour la harira que tu nous donnes. Donne du Selecto à ceux qui ont soif et donne de la zlabiya à tous ceux qui ont faim. » Car tous les ans, le sacro-saint trio harira-Selecto-zlabiya fait son retour en force.
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Deux joints ça va, trois verres bonjour les dégâts !
Gare du Nord. 19h30. Une rame du Transilien est sur le point de quitter le quai. Un jeune homme, jean, t-shirt blanc, casquette, blanche également, visière en arrière, traverse le wagon. « Excusez-moi ? Ca vous dérange si je m’assoie en face de vous ? Je voudrais rouler et si jamais les "flics" arrivent... » Il laisse sa phrase en suspens avant de s’installer avec un large sourire en jetant au passage un regard vers l’entrée du wagon. Il sort une feuille, une cigarette et du haschisch et prépare son joint.
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Contrôles au faciès ? Un peu de doigté, jeunes gens
Tous les troquets ont leur pilier de comptoir, mais celui qu’on a au bistrot du Moulin, c’est une colonne grecque. Un temple ! La septième merveille du monde alcoolique. Willie la Flotte, c’est plus un pochtron, c’est au-dessus, il a muté. Il peut sans mal affronter Wolverine, ses coudes sont en zinc, ils ont fusionné avec le comptoir. Le facteur du quartier, qui m’a tiré deux trois fois d’affaires en postant mon bulletin de notes dans les égouts, m’a assuré que Willie la Bibine recevait sa facture de gaz à cette adresse : « Willie - Tabouret 3 – Bistrot du moulin - cedex 8.6 »
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Quand BEP rime avec corvée
A la fin de ma troisième, j'ai décidé de me diriger vers un Brevet d'études professionnelles, un BEP, en menuiserie. J'attendais ce moment depuis longtemps pour enfin fuir le collège et l'enseignement général, sauf que les choses ne se sont pas déroulées comme prévues. J’ai passé mes deux années de BEP en internat à Melun (77) où je me suis rendu compte que le BEP servait souvent à caser les élèves à qui l'on ne trouvait pas d'orientation. Ce fut ma première déception. Les passionnés de menuiserie comme moi, étaient rares dans cette formation.
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Escaliers, ascenseurs, parkings : l’insulte faite aux handicapés
Je me rappelle d'une dame qui avait dépassé les 80 ans et qui vivait seule depuis la mort de son mari. Elle n'était plus capable de rentrer seule dans notre immeuble. Un soir où j'étais sur mon balcon, je l'ai vue arriver dans son fauteuil et attendre près de dix minutes avant que quelqu'un ne daigne l'aider à monter les quatre marches qui la séparaient de la porte d'entrée et de l'interphone. Mais son calvaire ne s'arrête pas au franchissement de ces marches.
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A l’école, ni voile, ni short, ni mini-jupe tu ne porteras !
Suite à l’interdiction faite à une lycéenne musulmane de Saint-Ouen de porter une jupe longue jugée « ostentatoire », un mouvement de « solidarité » avec cette jeune fille avait vu le jour dans mon lycée, situé en Seine-Saint-Denis. A la veille des vacances de Pâques, on ne parlait que de ça à la récré. Il était prévu qu'à la rentrée, chacun viendrait dans un habit « traditionnel ». Sauf que le jour de la rentrée, tout le monde était habillé normalement. Sûrement la faute aux vacances de quinze jours, aux parents qui n'étaient peut-être pas d'accord pour que leur enfant se vête ainsi à l'école. Enfin bon, peu importe la raison : par faute de temps, par flemme ou parce qu’on était déjà passé à autre chose, cette journée n'a pas eu lieu.
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Au RSA, j’me tape des barres
Quand j’ai lu en « une » du Parisien hier matin : « Les bénéficiaires du RSA sont-ils des assistés ? », j’ai eu mal au cœur. Le journaliste qui a titré cela, malgré le point d’interrogation, ne doit pas imaginer une seule seconde ce que « les assistés » peuvent ressentir en se voyant jetés au pâture comme ça. Est-ce une coïncidence ? Toujours est-il que durant la journée de mardi, pas mal des voisins connaissant ma situation et qui me saluent cordialement habituellement, m’ont toisée. Je me suis rassurée en me disant : « Laisse passer l’orage, ça ira mieux demain. » Pas toujours facile de se rassurer soi-même mais ça devient une réflexe vital quand on doute en permanence de l’avenir.
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Picard Surgelés : nouvel indice de « développement » du 93 ?
Sur le marché de Bagnolet, le dimanche matin, parmi les discussions et les militants CGT qui prônent un SMIC à 1600 euros, la rumeur va bon train : alors, Picard Surgelés, c’est pour quand ? On raconte que l’enseigne va ouvrir un magasin dans la ville, mais on ne voit toujours rien venir. L’attente est d’autant plus intense que les beaux jours sont de retour et avec eux les envies de glaces, de sorbets et de Mr Freeze aux couleurs chimiques…
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Carrières Plage, la bronzette à deux pas de la cité
Plus jeune, la galère estivale était l’une de mes plus grandes appréhensions. Le mois d’août surtout, avec ses coups bas télévisés, comme la série Extrême Limite avec Astrid Veillon (pour ceux qui s’en souviennent). Ce sitcom venait enfoncer le clou quand je cherchais des raisons de relativiser. Et cette réponse, quand mes potes, leurs valises presque prêtes, me demandaient où je partais cet été : « Pour moi, c’est Carrières Beach », blague pourrie bien connue des privés de vacances.