Derniers articles
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Détends-toi, mon pote, fais du shiatsu
Renaud est un homme actif. Et pour cause. A 39 ans, cet ingénieur au CNRS, spécialisé dans la recherche sur le climat, a une vie bien remplie. Epanoui dans son travail, il n’en reste pas moins confronté aux aléas de la vie parisienne. Les râleurs dans le bus, les sorties de bureau hystériques, le stress dans le métro avec en fond sonore les mouflets qui braillent, il connait. Sans parler de la pollution vindicative qui sévit au dessus de la capitale, déterminée à vous pourrir tous les pores de la peau. Avec tout ça, comment fait-il pour trouver la paix intérieure ?
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C’était Tahrir sur les Champs
L’avenue des Champs-Elysées, la plus belle du monde, est pour les Français (et pas seulement eux) le lieu de fête par excellence en cas de victoire. Peu importe la nature de la victoire, match de foot ou célébration politique, vendredi soir, les pavés vibraient sous les chants, danses, rires, cris, klaxons et derboukas d’Egyptiens en liesse que j’ai rejoints pour fêter la liberté ce cher pays, l’Egypte, qui est aussi le mien par ascendance paternelle.
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Les magiciens Doz, la boisson made in 9-3
Si Marty McFly retournait dans le passé pour ramener Brejnev à Bobigny en 2011, ce dernier s’exclamerait devant l’architecture de la ville : « On a gagné la Guerre froide ! La France a adopté le quatorzième plan quinquennal !». Des tours gigantesques, un centre ville et une préfecture tentaculaires, donnent à Bobigny l’aspect d’un satellite de l’URSS qui aurait quitté son orbite, et son espace-temps, pour se planter au beau milieu du 9-3. Pourtant, c’est dans cette Little Varsovie que Moussa et Odelson ont créé leur entreprise, comme des vrais petits capitalistes de l’Ouest. Au lieu de faire comme tout le monde pour réussir dans la vie - du rap, du foot ou de la musique kabyle - ces messieurs ont décidé de produire et de commercialiser une boisson : la Doz.
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« Le racisme anti-blanc : un sujet de société que nous devons affronter »
Tu as écrit un livre intitulé « Le racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité ». Peux-tu expliquer ce qui t’as donné envie d'aborder ce sujet ? J’ai travaillé pour le site Terre d’avenir, édité conjointement par l’agglomération de communes de Seine-Saint-Denis Plaine Commune et le BondyBlog. Dans ce cadre, j’ai eu de nombreux témoignages spontanés qui m’ont alerté sur ce problème. J’ai écrit quelques articles qui en ont parlé. Puis, je me suis rendu compte que c’était un sujet qui mériterait un traitement plus large. C’est pourquoi, j’ai décidé de les compiler et de les proposer à des éditeurs. L’un d’eux m’a recontacté même s’il était gêné par le titre au début.
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Bastos et Momo, dix de chute
Un jour de semaine pluvieux, une épaisse couche grisâtre en guise de ciel. Tristounet, une fois de plus. Je circulais dans ma charrette à moteur dans les rues pavées de mon arrondissement, baroudant sans but précis. Une fois à gauche, une fois à droite, espérant croiser un ami, histoire d’avoir un peu de compagnie. Au détour d’une ruelle, j’aperçus un type pieds nus avec les mains dans ses baskets comme si c’étaient des gants, et sur la tète, un carton retourné. Une sorte de parapluie écolo pour le protéger de la pluie sans doute.
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Master d’histoire : le C.A.P. Louis XIV
Avec le recul, j’ai sous-estimé l’importance de l’année de terminale. Ce qui comptait, c’était le baccalauréat, et décrocher le précieux sésame pour l’université. Mon eldorado. J’ai été bercé par les illusions du système français, à savoir qu’un diplômé est une élite ; et qu’une élite ne tombe jamais en désuétude. Je n’avais ni grand-frère, ni grande sœur, ni parents capables de m’éclairer, quand bien même je pensais que tout était clair. Alors, sur le minitel (pour ceux qui connaissent) et mon dossier d’orientation, j’ai choisi le droit parce que d’une part j’étais nul en sciences et que, d’autre part, j’aimais bien le côté prestigieux de la discipline. Pour faire quoi ? On verra en cours de route.
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Portrait nocturne d’une jeunesse dorée
Un vendredi soir. Dans cette célèbre boite de nuit parisienne, entre à peu près qui veut, même s’il a 13 ans. L’âge n’est pas un critère. La richesse, oui. Les videurs connaissent les dernières tendances des enfants au compte en banque bien garni. Cet hiver, c’est grosse doudoune, énorme fourrure sur le pourtour de la capuche et bottes fourrées qui ressemblent plus à des pantoufles pour se promener chez soi, quand on a froid. Ces vêtements ont un prix. Bien 700 euros l’ensemble, voire plus.
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« Le jour où d’immigré je suis devenu citoyen »
Quand Bertrand Delanoë passe devant son stand, Hédi Saidi pense d'abord à eux : « Vous pourrez me photographier avec lui devant les livres ? Les collégiens seront contents. » Eux, ce sont ses élèves du collège Anne Frank de Roubaix où il est professeur d'Histoire-Géo et qui ont remporté la mention spéciale du jury du Prix René Cassin remis par le Ministre de l'Éducation de l'époque, Xavier Darcos.
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« En France, on ethnicise tout »
Dans son ouvrage Vers un multiculturalisme français: l'empire de la coutume, Jean-Loup Amselle n'y va pas avec le dos de la cuillère. La vision de cet anthropologue sur le multiculturalisme français (qui vient à l'origine du Canada et non des Etats-Unis) a de quoi inquiéter. Pour comprendre comment le multiculturalisme se développe en France il faut remonter à la période coloniale. « Durant cette période la France est entrée en contradiction avec ses principes de droits naturels et les droits de l'Homme. Les différentes expériences montrent (notamment en Egypte et en Algérie) une gestion ethnique basée sur la distinction entre Berbères et les Arabes en Algérie, en Egypte : les Mamelouks, les Arabes, Juifs et Coptes. »