Derniers articles
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Amour à la chaîne dans hôtel discret
« 46 euros divisés par trois, ça fait combien ? 15 euros on va dire. Bon, c’est raisonnable les mecs, mais je vous préviens, j’y vais en premier ! » Le romantisme, en banlieue, se limite parfois à un tête-à-tête entre un gars et sa copine dans une belle voiture sur le parking du centre commercial. Du coup, certains se cotisent et réservent une chambre d’hôtel dans le coin histoire de faire bonne figure devant mademoiselle.
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Les obus de Marseille
Je suis assis à côté de mon grand-père. Aveugle. Il pose sa main sur mon genou pour me raconter ses histoires. Je n’ai pas besoin de la « DeLorean » pour faire un retour dans le passé. Il suffit qu’il commence à parler pour que le décor s’installe, nous voilà transportés. « Est-ce que je t’ai raconté une histoire amusante, au sujet des tripes du mouton ? » Nous sommes en 1945, à Marseille, presqu’un an après le débarquement allié de Provence. Mon grand-père est un jeune tirailleur algérien incorporé dans l’armée française. Il partage une chambre dans une sorte de foyer pour soldats, comme lui.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Les mendiants doivent suivre les cours de la Bourse. Ils ont bien intégré la notion d'inflation. Le pécule qu'ils réclament est dorénavant indexé sur le coût de la vie. La mendicité ce n'est plus ce que c'était. Comme tout jeune adulte j'ai été biberonnée au club Dorothée. A tel point que ma mère lui doit d'innombrables heures de baby-sitting. Et dans le club Dorothée il y'avait Princesse Sarah. Le dessin animé du déclassement social.La pauvre petite fille riche déchue et condamnée à jouer les souillons dans le pensionnat à one million livres sterling par mois. Le tout dans l'Angleterre de Charles Dickens.
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Y’a Bon Awards 2010. Et les lauréats sont…
18h30. Devant la Bellevilloise, une salle de spectacle dans le XXe arrondissement parisien, la foule se presse. Tous viennent assister à la deuxième édition des Y'a Bon Awards, lancée par les Indivisibles en 2009. Programme de la soirée Récompenser des propos racistes tenus par des élus, journalistes, philosophes et autres personnalités publiques. Et cette année, la soirée promettait d’être riche. Car en 2010, les dérapages n’ont pas manqué.
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Foul express : du trader à l’écrivain
Du trading à l’écriture, il n’y a qu’un pas. Marwan Muhammad en sait quelque chose. De ses cinq années passées en salle de marché, d’abord comme stagiaire puis comme trader, il en tire « Foul Express.» Plus qu’un récit autobiographique des années passées à la «Société Particulière», l’auteur livre une critique au vitriol du milieu de la finance. L’humour et une forme de candeur en plus. Pas étonnant que Foul Express se lise surtout d’une traite. Un véritable ovni littéraire. On y trouve tout. Finance, actualité, réflexions philosophiques, voyages…Marwan Muhammad, 32 ans, a compilé dans son premier ouvrage quelques morceaux choisis de sa vie mais aussi de ses pensées. Et pour captiver le lecteur, pas mieux que la finance et le monde des traders. La réussite pour certains. La déception pour d’autres. Né en 1978, Marwan Muhammad grandit dans le très populaire XVIIIe arrondissement de Paris. Fils d’un commerçant égyptien et d’une sage-femme algérienne, le jeune homme a, comme beaucoup de jeunes issus de l’immigration, soif de réussite.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. La vie ça n'a rien de palpitant en réalité. Elle est même souvent plus exaltante dans ma tête avec tout le monde qui y campe. Ce soir, j'avais prévu de sortir et même d'aller au karaoké. Ceux qui ont eu l'honneur, pardon l'horreur, de m'entendre chanter se disent probablement que cette idée de sortie est la pire que j'amais eue de ma vie. C'est comme aller à un rassemblement du FN avec une burqa. Incongru ou suicidaire.
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Se battre pour les reporters de guerre
Je suis «correspondante de guerre» depuis plus de dix ans et n'ai jamais été prise en otage. Ni en Tchétchénie, ni en Irak, ni en Afghanistan, et pourtant... quand je suis sur le terrain, pas une minute ne se passe sans penser à cette éventualité. Et quand je n'y suis pas, dans le confort de mon appartement parisien, c'est presque pire: les deux otages français en Afghanistan me rappellent en permanence, d'abord qu'il faut les aider à s'en sortir, mais aussi, qu'il faut continuer à défendre ce métier, qu'il faut continuer à se rendre sur ces lointains terrains, où notre présence est de moins en moins comprise, où nous, journalistes, sommes de plus en plus confondus avec ce que nous ne sommes pas: des humanitaires, des émissaires de tous bords, voire des espions, que sais-je encore, autant d' «accusations» auxquelles il ne vaut même plus la peine de répondre.
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« La diversité ne se décrète pas »
L’Association Nos Quartiers ont des Talents (NQT) vit une vraie success story. Mardi, elle signait un partenariat avec Coca Cola Entreprise dans l’usine de Grigny (91). En réalité, la firme américaine et l’association, créée par Yazid Chir en 2005, travaillent main dans la main depuis 2009. Au total 36 jeunes diplômés issus des quartiers ont été suivis chacun par un cadre dirigeant de Coca Cola. Dix d’entre eux ont été embauchés depuis. Alors pour marquer le coup, Nos Quartiers ont des Talents et Coca Cola ont sorti le grand jeu. Conférence de presse à l’usine Coca Cola, présentation power-point et défilé d’acteurs importants de l’emploi. Comme Thomas Chaudron, président du Medef 91. A coup de « Yes, we can », le jeune patron loue les capacités des jeunes Essonniens. « Ce sont des jeunes qui le méritent…pourquoi chercher ailleurs !?»
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Croisette et starlettes à Villepinte
La grille du collège s'ouvre. Des élèves sortent. Ils courent. Ils marchent. Ils crient. Ils s'amusent. La grille du collège se referme. Dans la cour, il y’a une élève qui tente de mettre son casque de vélo. Le professeur porte une veste orange. La demoiselle dit : « Monsieur, j'ai une tête trop grosse, elle rentre pas là-dedans ». Le professeur sourit, narquois, il réplique : « Ça, j'te le ferais pas dire ». La donzelle se vexe à peine. Et grimpe sur son vélo. Quelques gamins sont sur un banc. Ils parlent. Jusqu'ici rien d'anormal (bon, à part les vélos dans la cour). Un collège, comme partout, comme ailleurs.