Derniers articles
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Les cochons de payants du net
Le couplage internet/téléphonie mobile, quelle belle invention ! Avoir internet partout, même en marchant. Il est devenu nécessaire d'exister par le net, alors pas de soucis, internet me suit. Trente euros pour mon forfait internet TV ; 30 de plus pour mon forfait internet mobile, pour rester en contact via MSN… C'est sans compter le prix de mon téléphone dernière génération qui à lui seul coûte quelque chose comme 500 euros. Et je ne parle des 1000 euros investis dans le dernier ordinateur portable, car surfer sur l'ancien était devenu un calvaire.
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Bad boys for ever
A Châtelet, par une après-midi ensoleillée, la casquette est éventuellement de rigueur pour se protéger du soleil. Mais, ici, elle est portée à l’envers avec et baskets. De vrais Will Smith à Bel Air. Et lorsque l’on adopte ce style, on traîne en bande. Tous les membres du commando enfilent la même tenue de guerrier. Ils parlent fort et avec familiarité. Leur attitude nonchalante et leur comportement, agressif. C’est bien connu, la meilleure défense c’est l’attaque. Alors, il passe leur journée à se défendre. « Qu’ils ne se plaignent pas de ne pas trouver de boulot, habillés comme ça », me dit un passant à l’allure élégante qui n’adoptera visiblement jamais ce look.
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Bab-el-Oued légumes
Je suis un éternel outrancier qui cherche sa rédemption dans l’équilibre. En ce moment, mon équilibre, c’est le chou vert. Facile à cuisiner, multivitaminé, il remplit tous les critères de la bien-mangeance qui ne jure que par la cuisson vapeur. Le chou vert semble venir d’une autre planète, tel un œuf composé de feuilles qui s’entrelacent, et qui renferme une créature maléfique, comme les œufs d’« Aliens ». Une peur primale s’empare de moi, j’ai peur de découvrir une bête qui va me piquer. Je suis entomophobe et je ne me soigne pas.
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Parisiens et supporters de l’OM : comment c’est possible !?
C'est la fin du championnat de football, et partout je rencontre, en banlieue parisienne, des supporters portant le maillot de l'Olympique de Marseille. Aussitôt, j’ai envie de questionner un jeune homme l’arborant fièrement. Pourquoi, quand on est parisien, soutient-on le club ennemi de sa ville, en l’occurrence l'OM ?
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Le samedi matin, on a une bonne raison de se lever parce qu'on a école comme les enfants. Et même qu'aujourd'hui on a reçu la visite d'un journaliste au physique de Ken. J'ai eu une envie subite de rejouer à la poupée... Il racontait pleins de choses intéressantes, graves et profondes. Le légendaire instinct féminin, qui avait subodoré que l'invité du jour avait une beauté ostensible, a fait que l'assemblée était, à quelques exceptions près, composée de Barbies en puissance. Les rivales étaient tapies dans tous les coins.
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Conductrice de bus agressée : peur et ras-le-bol à Aulnay
A Aulnay-sous-Bois (93), ils étaient nombreux, hier, à ne pas être informés du droit de retrait des conducteurs de bus, décidé la veille. « C’était la grande surprise, j’ai attendu le bus pendant une demi-heure, il n’y avait aucune information, alors j’ai marché jusqu’à la gare à pied », raconte Abdel, un étudiant. C’est encore plus difficile lorsque l’on prend le train à 6 heures du matin.
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A Tremblay, mon voisin est un handballeur professionnel
Samedi soir, je me suis enfin décidé à aller voir jouer notre équipe de handball. Ça fait plusieurs années, déjà, que Tremblay-en-France a rejoint l’élite, et je m’étais promis de les soutenir en assistant au moins une fois à l’un de leurs matchs. C’est choses faite et bien faite, puisque, après deux fois trente minutes de jeu et quelques palpitations cardiaques, j’ai perdu ma voix pour la bonne cause : sur le fil, « on a gagné » contre l’USAM Nîmes Gard, par 25 à 24. Je n’avais pas beaucoup plus d’oreille non plus, à cause des tambours et autres trompettes du club des supporters. Mais l’essentiel était acquis, le TFHB (Tremblay-en-France Handball) avait remporté son match de championnat lors de la 22e journée.
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Des « étoiles noires » brillent à nouveau
En introduction de « Mes étoiles noires », Lilian Thuram pose une question à un public d’écoliers : « Quand avez-vous entendu parler pour la première fois des Noirs dans votre cursus scolaire ? » Lui, Thuram, la première fois qu’il a entendu parler des « Noirs » dans son cursus scolaire, c’était à l’école primaire, à propos de l’esclavage. Et cela avait créé un malaise dans sa classe. Ses camarades posaient un regard nouveau sur lui, l’enfant noir. L'esclavage, tel qu'enseigné à l'école, sonnait comme une domination des Blancs sur les Noirs, et cela suscitait alors des interrogations et nourrissaient des sentiments. Fallait-il avoir pitié du petit Thuram ? Fallait-il perpétuer cette domination ? Fallait-il aborder d'autres formes d'esclavage, parmi d'autres populations ?
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Pèlerinage pour la régularisation
L’air préoccupé et consciencieux, un homme slalome entre une poignée de militants et la centaine de marcheurs sans papiers qui se tiennent devant le gymnase qui fera office d’hôtel la nuit tombée. Son téléphone sonne à chaque minute pour un sac à dos ou une banderole égarés. On l'appelle Sissoko et il gère l’organisation vaguement scoute de la « Marche des sans papiers » : appel, interdiction de tout débordement et gilets fluorescents pour ne pas se perdre. Son quotidien, depuis dix jours, c'est de la marche à pied, des manifestations, des réveils frileux, des repas partagés avec les militants locaux. Ce week-end, lui et les autres marcheurs étaient à Dijon.