Derniers articles

  • Les femmes et les enfants d’abord !

    L’immeuble est situé au 5, rue Godefroy Cavaignac à Paris, entre les stations Charonne et Voltaire. Dans la rue, des tentes Quechua sont alignées sur le trottoir. Les soixante personnes concernées par cette évacuation ont des titres de séjour et travaillent pour la plupart, leurs enfants sont scolarisés dans le quartier. L’incendie s'est déclaré le 18 octobre au matin. L’immeuble est évacué de tous ses occupants. Une aubaine pour le propriétaire. Il n'y aura pas d'alerte médiatique sur ce fait divers ce jour-là, la France retient son souffle entre divorce présidentiel et grève des transports. Les autorités promettent aux locataires un relogement rapide, le temps d’effecteur quelques travaux. Coup de théâtre : la préfecture déclare l’immeuble insalubre et des scellés sont posés ainsi que des portes blindées. A l’entrée, des vigiles et leurs chiens de garde veillent. Aucune famille ne peut regagner son logement. L’immeuble devient zone interdite.

    Par Nordine Nabili
    Le 01/11/2007
  • Chronologie d’un drame, questions sur une explosion

    Mardi 30 octobre, aux environs de 13h40. Un tractopelle de la société de travaux publics Bourgeois heurte un tuyau principal de gaz. Selon Foued, qui se trouve à l'intérieur de la brasserie L'Etoile du Centre peu de temps avant l'explosion, l’odeur devient très rapidement irrespirable, les passants couvrent leur bouche et leur nez comme ils le peuvent. Foued raconte qu'un ouvrier rentre dans la brasserie et demande aux clients d’éteindre leurs cigarettes. Amel, une femme qui se trouve, elle, à une dizaine de mètres de la brasserie, dehors, dit voir une scène semblable, mais à l'extérieur de L'Etoile du Centre. Foued et Amel parlent peut-être de la même personne. Qu’est-ce qui provoque l’explosion ? L’enquête devra répondre à cette question mais certains éléments suscitent l’interrogation. Amel signale ainsi qu’au moins un ouvrier continue à travailler sur le chantier tandis que des clients de la brasserie, comme Foued, sortent au plus vite. Ceux-ci seront saufs.

    Par Bondy Blog
    Le 31/10/2007
  • Grève des étudiants : on se la refait anti-CPE ?

    Ce matin, sur le chemin de la fac, une odeur de grogne se fait sentir. Alors que le trafic normal des trains semble être rétabli, alors que le gouvernement ne paraît pas disposé à reculer sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, les étudiants de la fac de Tolbiac (Paris I) ont décidé de bousculer leur emploi du temps. Pas cours pour des milliers d'entre eux ce matin: fac bloquée par quelques centaines de grévistes, pas moyen de passer. La grève et le blocage pour empêcher la tenue normale des cours ont été votés la veille, lors d’une assemblée générale.

    Par Hanane Kaddour
    Le 31/10/2007
  • Explosion à Bondy: la victime décédée a été évacuée ce matin des décombres

    Le corps de la personne décédée hier dans l'explosion d'une conduite de gaz à Bondy a été évacué des décombres de la brasserie L'Etoile du Centre, ce matin à 8 heures, a indiqué l'officier de presse des pompiers à nos journalistes Axel Ardes et Chou Sin. Le sexe et l'identité de la victime demeurent inconnues, a précisé la même source. Les parties dévastées par la déflagration et le feu seront détruites ce matin encore, a ajouté l'officier de presse. Il est impossible de dire si la personne décédée appartient ou non au personnel de l'établissement. Les deux gérants, Stefan et Isamël, d'origine turque, sont en vie. L'un d'eux serait légèrement blessé, selon un proche. La brasserie employait, parmi son personnel, trois serveuses. L'inquiétude porte sur le sort de l'une d'entre elles. Par ailleurs, trois personnes ont chacune appelé les secours pour signaler l'absence d'un proche hier dans la soirée. Cela pourrait signifier que d'autres victimes se trouvent encore dans les décombres.

    Par Bondy Blog
    Le 31/10/2007
  • La ruée à l’hôpital Jean Verdier de Bondy

    A l’hôpital Jean Verdier de Bondy, les médecins ont vu les victimes arriver à la chaîne. « Le premier et seul tube de sang est arrivé à 14h30, raconte cette laborantine au service des analyses médicales. Mon responsable m’a demandé de le traiter en urgence ». A ce moment-là, le personnel médical n’a ni connaissance ni conscience de la gravité des faits. Une heure plus tard, le service des urgences prévient l’ensemble du personnel de l’hôpital. C’est l’alerte rouge.

    Par nadia_boudaoud
    Le 31/10/2007
  • Bondy sous le choc

    Au départ, il semble qu’un tractopelle ait heurté un tuyau principal de gaz selon Toufik Sourhou, ouvrier dans un bâtiment, qui a assisté au drame. Ce dernier se trouvait juste en face de la brasserie du Centre vers 13h50. Ce lieu est un endroit dynamique du centre ville. De nombreuses personnes de la mairie y avaient l’habitude de déjeuner. Eduardo Rihan Cypel, chef de cabinet du maire de Bondy devait ainsi partir à la préfecture quand il a apprit par une collègue en larme l’accident : " il y a eu une explosion, des gens sont blessés". 

    Par chou_sin
    Le 31/10/2007
  • Explosion à Bondy : « Une fille courait en feu »

    Une explosion suivie d’un incendie a gravement endommagé trois immeubles en face de l’église de Bondy, au coin de la rue Jules Guesde et de l’avenue Roger Salengro. La brasserie l’Etoile du Centre a été particulièrement touchée alors qu’elle était en plein service des repas du midi. Il est 13h55 au moment de la déflagration. Le témoignage de Toufik Sourhou, ouvrier dans un bâtiment en face de la brasserie, qui a assisté au drame : "Une pelleteuse a heurté un tuyau principal du gaz". La fuite de gaz a provoqué une explosion puis un incendie qui s’est répandu rapidement au premier puis au deuxième étage de l’immeuble accolé à l’Etoile du Centre. "Des gens ont sauté du 1er étage, une fille courait en feu, un homme a été recouvert par une couverture sur le rond point ", poursuit le témoin. En bas de l’immeuble en construction, on voit au niveau du rond point, des objets calcinés à côté desquels passent en courant les pompiers. 150 pompiers et policiers interviennent avec une quarantaine de véhicules. Toute la zone est évacuée.

    Par Bondy Blog
    Le 30/10/2007
  • Mardi 30 octobre, explosion à Bondy

    Nordine Nabili -

    Par Nordine Nabili
    Le 30/10/2007
  • Mon bus a brûlé

    Je me souviens de cette nuit de novembre 2005, où le bus 251 a brûlé, au Blanc-Mesnil, prés du Stade Paul-Eluard. La rumeur se rependait par téléphone, par textos: «  ça brûle ver le stade a ski paret ». Oui ça a bien cramé, arrêts de bus cassés, panneau incendié. Qu’est ce qui a changé depuis ? Rien, ou presque. Ce panneau est resté là, abîmé, sans que personne s’en préoccupe. Déjà deux ans que nos banlieues ont voulu montrer à tout un pays et au monde entier qu’il y avait une France à deux visages. Emeutes, révoltes, appels au secours: tous les mots ont été bons pour qualifier un malaise. Bus, bâtiments, voitures ont brûlé.

    Par Bondy Blog
    Le 29/10/2007