Derniers articles
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» Un TGV pour Marrakech, toujours pas de train pour Clichy-sous-Bois… «
Devant la mairie de Clichy-sous-Bois, les femmes sont belles, les hommes ont mis leur costume trois pièces. Les mariés attendent sagement leur tour pour sceller leur destin. A cinquante mètres de là, devant le collège Doisneau, le recueillement est de mise. Les visages sont fermés, les mots ne sortent pas, le ciel est bas. Guy […]
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Silence total à Clichy-sous-Bois
Samedi 27 octobre, milieu de matinée. C’est dans un gris automnal que nous arrivons à Clichy-sous-Bois, sur le lieu de rassemblement en hommage à Zyed Benna et Bouna Traoré. Deux adolescents morts il y a deux ans dans un transformateur EDF, alors que la police les « pourchassait », selon les avocats des familles touchées par le […]
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Tout sur la coiffure afro
Quelle coupe vais-je faire cette fois-ci ? Voici une question qui titille toutes les têtes et encore plus celles des filles. Ma mère ayant un salon de coiffure afro, je maîtrise pas trop mal la catégorie « re-noi ». En voici les secrets. Vous pensez qu’en matière de cheveux, les demoiselles sont compliquées. Eh bien, pour les Noires, ça dépasse tout. Il ne s’agit pas seulement de savoir si on coupe, lisse ou frise les cheveux. Non, là, il est question, en plus, de mèches (les fameux rajouts) et de couleurs qui iront sur nos têtes. Il y a celles qui préfèrent garder leurs cheveux tels quels, défrisés ou crépus, et celles qui ne jurent par les tresses ou le tissage. C’est chacun son style mais le plus compliqué, l'instant clé, c'est le choix des mèches.
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Mohcine, le juriste des causes perdues
Dans son local d’environ dix mètres carrés, Mohcine Abou Abdellah est l’homme à régler les litiges. En 20 ans, ce docteur en droit a regroupé plusieurs amis avocats et juristes pour dénouer des affaires juridiques, des plus banales aux plus ardues, à travers son association ACE Recours. Chaque jour, une centaine de personnes dont 95% d’étrangers, défilent […]
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La marche, la couette ou la mêlée
Il flotte comme un air de dépit dans le grand hall de la gare du Nord. Plus personne ne prête attention à la déco « coupe du monde de rugby ». Tout le monde se prépare pour la grande mêlée dans les transports ce jeudi. Les syndicats annoncent une mobilisation sans précédent depuis 12 ans contre la […]
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Le blues du prof de banlieue
Alors qu'à gauche comme à droite, des voix dénoncent le travail insuffisant des professeurs, chaque année certains d'entre eux quittent définitivement l’enseignement sans plan B, et surtout, sans économies sous la main. Ils passent d’une vie confortable avec la sécurité de l’emploi, à une forme de précarité absolue. Pourquoi font-ils ce saut, comment le vivent-t-ils ? Un mois s’est écoulé depuis la rentrée. J’ai voulu interroger une ex-professeur de l’éducation nationale. Emma B. a une quinzaine d’années d’expérience dans le 93, elle a accepté sous couvert d'anonymat d’expliquer les raisons de son choix.
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Tecktonik: « Dans la cité, on nous traite de pédés »
La tecktonik, c'est quoi ? Une danse de pantins désarticulés ? "Allez voir !" Ordre de la rédaction du Bondy Blog. Alors, Chou et moi, on est allés voir. Samedi: mission exploration. On commence par La Défense, sous l'Arche, lieu des grands mouvements urbains. Personne. Pas un danseur. On revoit notre plan. Direction Châtelet, plein de sa marée humaine du week-end. Bonne pioche. Ils sont là, une dizaine de jeunes, en haut des grands escalators du Forum des Halles, près du manège à petits chevaux.
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Mode en banlieue: manuel de la débrouille
Les collections, ça ne se passe pas qu'à Paris. Que ce soit chez les filles ou chez les garçons, la mode a désormais droit de cité dans les quartiers. Fini le cliché survêt-baskets. Aujourd'hui, « on se la joue classe, pull, jean, All Stars », assure Melvin de Créteil. Un style plutôt simple et passe partout pour les garçons, idem pour ces demoiselles qui essayent tant bien que mal de suivre les tendances les plus en vogue (mais voilà, Zadig&Voltaire, c’est juste dans les magazines). En banlieue, on s’habille chez Zara, Mango et H&M. Chez Delaveine pour les plus fauchés. Les griffes des classes populaires, en quelque sorte. « Il faut faire avec ses moyens, affirme Christelle du Blanc-Mesnil. La plupart du temps je vais à Châtelet pour les vêtements, voire à Saint-Denis. Pour les chaussures, je préfère aller à Clignancourt où on peut négocier les prix. »
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Quand le Ramadan casse les prix
Ce sont les mains chargées de sacs de provisions qu’Aïda sort de l’Epicerie Solidaire. Elle semble quelque peu gênée, mais après tout, elle n’a pas à avoir honte. Elle vient de faire ses courses pour la semaine à venir. Comme des millions d’autres personnes en France, Aïda vit en dessous du seuil de pauvreté. C’est pourquoi, au mois de septembre dernier, à l’initiative de l’association humanitaire le Secours islamique de France, et à l’occasion du début du mois du Ramadan, l’Epicerie Solidaire, située à Saint-Denis, a ouvert ses portes aux plus démunis.