Derniers articles

  • Pacte de Bondy : « Des camps militaires » au « parrainage des quartiers »

    Samedi 25 novembre 2006, la ville de Bondy accueillait le 8e parlement des banlieues, organisé par l’association Agir Pour la Citoyenneté. Ayant pour vocation de réunir les différents acteurs locaux (habitants des quartiers populaires, élus politiques locaux, enseignants, responsables associatifs) pour discuter, débattre des sujets préoccupants qui minent nos quartiers, le parlement des banlieues a pour finalité première de déboucher sur des propositions concrètes qui sont par la suite transmises au Parlement (le vrai), aux partis politiques ainsi qu’aux grandes organisations syndicales.

    Par Hanane Kaddour
    Le 26/11/2006
  • Vaulx-en-Velin, le lycée dont l’Education nationale ne voulait pas

    Pour aller à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, vous prenez le métro jusqu’au terminus de la ligne A, et ensuite le bus. De préférence le 51 ou le 56. Ce n’est pas long, une petite demi-heure. A la descente du bus, rue Jean Foucaud, vous apercevez au loin un bâtiment qui domine les autres avec une sorte de gigantesque panneau portant une inscription. C’est intrigant. Vous vous approchez jusqu’à pouvoir déchiffrer le slogan, qui plane sur la ville comme un message apaisant : « Mondialisation : entre le profit et l’humain, Vaulx-en-Velin choisit l’humain ! »

    Par Bondy Blog
    Le 23/11/2006
  • Regards du monde sur les émeutes des banlieues

    J’étais à Sarcelles il y a quelques semaines pour assister à une discutions entre gens du cru et ressortissants de l’Est venus débattre sur les émeutes de 2005. Une table ronde organisée par l’association locale Veto et l’Assemblé Européenne des Citoyens (AEC) qui ont eu le bon goût d’émettre dans leur inivitation la possibilité de faire bombance. Soyons honnêtes, quand on m’a parlé de ce débat j’ai surtout retenu les mots buffet et gratuit, termes qui sont à même d’amener un rat de Bondy à déplacer des montagnes. Mon cerveau étant le deuxième organe après mon estomac à diriger ma vie, les problèmes que connaissent les populations de banlieue m’ont aussi conduit dans cette petite épopée.

    Par Idir Hocini
    Le 23/11/2006
  • Muhittin, un rescapé qui a tout perdu

    Alors qu’en un an, la presse n’a jamais autant parlé de banlieue, de ses révoltes qu’on est forcé de considérer comme le signal d’alarme d’une ségrégation sociale, il en est un qui porte un fardeau qui s’alourdit : Muhittin Altun, le seul rescapé parmi les trois adolescents électrocutés dans le transformateur EDF de Clichy-sous-Bois le 27 […]

    Par nadia_boudaoud
    Le 21/11/2006
  • Kamel à Assas

    Par Idir Hocini
    Le 20/11/2006
  • Tout près de l’enfer, un paradis : Corbeil-Essonnes: Lycée Robert Doisneau

    On ne dira jamais assez les charmes de la banlieue parisienne. Corbeil est une petite ville charmante, presque bucolique, avec un lacis de rues tortueuses traversées par la rivière Essonne. Nous sommes à une trentaine de kilomètres au sud de Paris. Une colline domine la ville, sur le flanc de laquelle on peut traverser une cité aux allures anodines, les Tarterêts. C’est là qu’il y a quelques semaines, une embuscade a été tendue à une patrouille de police par un groupe de jeunes gens.

    Par Bondy Blog
    Le 19/11/2006
  • Chronique de la vie scolaire

    Lorsque j'étais au collège, j'ai déjà vu un gamin vouloir frapper un professeur, un autre viré pour avoir sorti un couteau dangereusement. Le prof de musique remplaçant, lui, recevait des oeufs au tableau. Existait aussi le petit pont massacreur: celui qui avait le malheur de voir passer la balle de tennis entre ses jambes était coursé par toute la cour pour se faire tabasser. Le directeur adjoint à été gazé à la bombe lacrymogène, quant au proviseur, il dû expliquer à la RATP pourquoi le bus à été pris d'assaut par des collégiens (oui !déjà à l’époque ça existait ! mais c’était juste la mode des vitres caillassées). Les rdv pour des tête à tête à la sortie étaient courants. Selon le cours l’ambiance variait, ça allait du prof qui maîtrisait totalement son régiment, qui souvent était haut gradé dans l’ancienneté, au prof vachette dans l’arène sur lequel les collégiens planifiaient des stratagèmes pour lui donner le tournis. Celui-ci d’ailleurs était en général nouveau ou remplaçant. Mais quel que soit le prof, aucun ne possédait l’immunité contre son nom tagué sur un mur, avec un commentaire sympathique. Vu d’un élève, le collège était un lieu ou on se retrouvait plus pour se distraire entre nous avec n’importe quel support qu’un endroit pour étudier. Par contre pour les profs ça ne devait pas leurs sembler très amusant. Certains partaient d’une année sur l’autre, mais nous, on ne le remarquait même pas. Par contre, d’années en années, on remarquait que les nouveaux sixièmes étaient beaucoup plus « ouf ». Leur violence, leur insolence surprenait. Bref, des prof- flics essayaient de leurs mieux de nous aider, nous enfants pseudo-sourds et pseudo-aveugles. Et encore en matière de réputation on n’était pas les plus « chauds », le collège de Bondy Nord avait des histoires bien plus violentes. On considérait notre collège comme le troisième plus « chaud » de Bondy. 

    Par chou_sin
    Le 15/11/2006