Derniers articles

  • Des dieux odieux au théâtre de Bobigny

    Bobigny n'est plus. Ses tours d'habitation, son centre commercial, son vacarme journalier s'estompent de ma mémoire. Sous mes yeux, Thèbes, cité de la Grèce d'Europe. C'est la nuit. Une de ces nuits douces, drapées dans d'épais nuages mus par une brise nonchalante. Deux arbres majestueux se font face. Gardiens d'une cité endormie, sereine, sans histoire. Soudain, un bruit, une lumière, un homme. Sosie, domestique et messager d'Amphitryon, revient du champ de bataille où a triomphé son maître. Il porte un message à Alcmène : le retour de l'époux victorieux est proche.

    Par Bondy Blog
    Le 23/11/2010
  • Benjamin Stora : « Il y a peut-être un lien entre les émeutes de 2005 et la guerre d’Algérie »

    Dans votre dernier livre, « Mitterrand et la guerre d’Algérie », vous écornez l’icône de la gauche, adulée par des générations parmi lesquelles des Français issus de l’immigration. Ne craignez-vous pas d’exacerber les passions autour d’un sujet sensible ? Vous avez raison mais le travail de l’historien ne fait pas plaisir à tout le monde. On  prend quelquefois des risques sur les thèmes que l’on étudie. C’est la gauche qui a commencé la guerre d’Algérie, avec le gouvernement de Pierre Mendès France en novembre 1954. Le PCF, premier parti de France à cette époque, a quand même voté les pouvoirs spéciaux en 1956, Mitterrand, lui, ministre de la justice dans un gouvernement socialiste, a voté pour envoyer le contingent en Algérie…

    Par Bondy Blog
    Le 22/11/2010
  • « Les compétences plutôt que les diplômes »

    Les 23 et 24 novembre vous organisez les premières Rencontres nationales de Nos quartiers ont des talents (NQT). De quoi s’agit-il ? Nos premières rencontres s’articulent autour de deux journées durant lesquelles les étudiants et jeunes diplômés des quartiers vont être reçus par des professionnels de l’entreprise : DRH, cadres manager… L’opération s’adresse plutôt aux étudiants en master 1 et 2. L’idée est de les aider à se positionner sur le marché de l’emploi. Et la palette des métiers représentés est très large puisque NQT a la chance de compter parmi ses parrains des entreprises comme Airbus, BNP Paribas, Generali, la Société Générale, Saint Gobain. Les étudiants en licence 1 sont aussi concernés. Ils pourront se renseigner sur des métiers et pourquoi pas réajuster leur cursus si besoin.

    Par Bondy Blog
    Le 21/11/2010
  • Avec Pony pony run run, les rappeurs n’ont qu’à bien se tenir !

    Vous ne les connaissez peut-être pas mais vous n'allez pas tardez à entendre parler d’eux. La « french touch » de la pop anglaise mercredi hier soir au Zénith de Paris. Encore munis de nos sacs de cours, on a couru pour aller voir de nouveaux talents français. Pony pony run run est le groupe pop rock du moment. Non, non, ce groupe ne vient pas d'Angleterre, mais des Pays de la Loire, d'Angers exactement, et on en est très fiers étant donné qu'ils ont représenté notre pays à Madrid pour les MTV European Music Awards.

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    Le 20/11/2010
  • « Le simple fait de voir des jeunes à capuche me fait peur »

    « Quand je sors de chez moi, j’ai souvent peur. Il y a des groupes de jeunes, on se demande ce qu’ils font de leur journée. Ils nous regardent de travers, parfois lancent des mots, nous interpellent. » Caroline, étudiante en droit, habite Pierrefitte-sur-Seine depuis sa naissance. Elle n’aime pas beaucoup sortir dans la ville : « Je ne me sens pas bien ici. Si jamais je m’habille de manière un peu trop féminine, je suis certaine qu’on va m’invectiver plusieurs fois, souvent très vulgairement. » Elle vit très mal la situation et rêve de pouvoir habiter autre part, malgré ses nombreuses années passées dans cette localité. Lire la suite sur Terre d'avenir

    Par Bondy Blog
    Le 19/11/2010
  • « Avec ce temps de merde tu vends que dalle »

    Rendez-vous dimanche à 15 heures sous le pont. Je descends l’avenue de la porte de Montmartre pour rejoindre Hakim, le biffin. Sur le chemin, tout le monde s’active. C’est la fin du marché aux légumes, les mecs débarrassent. Ça gueule, ça range en faisant claquer les palettes. Le pont se rapproche. L’ambiance change. Devant les grillages de l’immeuble qui surplombe le périphérique, un petit groupe. Ici prennent fin les étalages, tout se passe par terre, des fringues étalées, des babioles sur un banc, des chargeurs de portables. Quelques jeunes femmes ont des cabas ouverts plein de boîtes de conserve aux dates de péremption douteuses. Les autres sont camouflés entre deux bagnoles et étalent des pantalons pour enfants à même le sol mouillé par le crachin que l'on endure depuis plusieurs jours. Ça négocie, ça fourmille. Avant d’atteindre l’entrée du pont, un vide, deux voitures de vigiles municipaux.

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    Le 17/11/2010
  • Le sacrifice du mouton chez le fermier normand

    C'est à 5h30 mardi matin que j'ai rendez-vous avec Rachid, Ali, Foued, Omar et le jeune Medhi. Je suis assis à l'arrière de la voiture, avec Mehdi, qui ne tarde pas à s’endormir. Rachid est au volant, au coté d'Ali. Foued et Omar nous suivent dans un autre véhicule. Ça discute très peu, la radio est branchée sur RTL. Commentaire de l’un des occupants de la bagnole : « Le remaniement, c'est Sarko qui n’a rien à faire et les journalistes qui n'ont rien à dire, pour nous ça va rien changer. » Tiens, une voiture  de police en faction : « Tu as vu, ils sont là, ils n'attendent plus que nous. » Au bout d'une heure de trajet, une crainte : il y a un de ces brouillards, on voit à peine la route. Ça devient dangereux, j'attache ma ceinture.

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    Le 17/11/2010
  • On y revient toujours…

    Enfant, j’ai habité aux quatre coins du monde. Sénégal, Algérie, Maroc, Pologne, Portugal, Italie. A 10 ans, j’avais déjà accompli un minitour du monde. Dans ma cité du Val-d’Oise, nous étions nombreux à avoir le sac-à-dos du globe-trotter. En fait, il n’y avait qu’à passer le palier pour se retrouver à l’étranger. Et comme on vivait presque chacun chez l’autre, on connaissait la vie et les coutumes de tous les voisins.

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    Le 16/11/2010
  • « Je constate que ma vie est une vie française »

    KATHALYN BELAIR : Dans quelles circonstances êtes-vous arrivé en France ? DAVID M. : Je suis arrivé de Côte d’Ivoire en France en 1984. J’avais 12 ans. Comme beaucoup d’Africains, je pensais que la France était un eldorado et que ma vie allait complètement changer. Auparavant, mon père s’était rendu en France un peu à l’aventure. Il est née français avant les indépendances des pays d’Afrique en 1960. A son arrivé sur le territoire français, il a fait une demande de réintégration de la nationalité française. Quelques années après, il m’a fait venir dans le cadre du regroupement familial. J’avais déjà des frères et sœurs nées en France. Lire la suite sur Terre d'avenir.

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    Le 16/11/2010