Derniers articles
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« L’accent de Marseille, c’est le plus beau du monde »
A Marseille, tout le monde tchatche marseillais, mais personne de la même façon ! Tu me crois pas, collègue ? Vé : prends un Marseillais. Offre-lui le pastis et la kémia pour le mettre à l’aise, et demande-lui s’il parle marseillais. Il pensera d’abord à une galéjade. Puis il te demandera : « Et d’abord, c’est quoi, parler marseillais pour toi ? » Retourne-lui habilement la question. S’il ne te fait pas d’engatse, tu verras le Marseillais commencer à gamberger…
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M. Posseba et le couple Jack, dans leur « résidence »
Deux cents personnes provenant d’au moins 25 pays vivent dans la « résidence sociale » de Champigny-sur-Marne. Gérée par l’ADEF (Association pour le développement des foyers), la résidence était un « foyer de travailleurs migrants ». Mamadou Posseba* habite là. Ce Malien originaire de la ville de Kayes a quitté ses deux femmes et ses deux filles pour venir en France. Cela fait déjà quatre ans. Agé de 38 ans, il habite maintenant dans la même chambre que son frère, qui est venu ici il y a six ans. Cet espace privatif individuel de 10 mètres carrés lui convient car on peut s’y sentir « seul ».
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Nous Français, sommes-nous quelque chose plutôt que rien ?
Je suis le président des blogueurs et aussi des commentateurs (qui peuvent, s’ils le souhaitent, pendant que je ne suis pas encore trop connu, entrer en communication avec le futur président de la République, après il sera trop tard) et justement je voudrais parler aujourd’hui d’un commencement de conversation que j’ai eu avec deux commentateurs de notre cher BB, sur un sujet que je laisserai au général de Gaulle le soin de résumer : « C’est parce que nous ne sommes plus une grande puissance qu’il nous faut une grande politique, parce que, si nous n’avons pas de grande politique, comme nous ne sommes plus une grande puissance, nous ne serons plus rien. » Or, sommes-nous quelques chose ? Il me semble que c’est de cela que parlait GremlinZ64-1, le premier commentateur, et Muslim, le second.
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Le videur est c… mais il a toujours raison
Monsieur Cavin, mon prof de chimie du gymnase (lycée, ndlr), vous dirait sûrement que ce que je m'apprête à vous raconter ne l'étonne guère venant d'un petit con de mon acabit, qui la ramène tout le temps, à tort ou à raison, mais le plus souvent à tort. C'est ton avis, mec, et je respecte ta franchise. Merci d'être venu. Il me semble néanmoins important de dénoncer aujourd'hui, sous la forme d'un premier morceau d'intimité (et un autre plus tard), la onzième plaie d'Egypte que constitue le métier tant convoité de videur de boîte de nuit. Le videur est omnipotent: il légifère, juge et exécute... Montesquieu, réveille-toi, ils sont devenus fous.
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« La journée de la jupe » poursuit sa mission électrochoc
Lundi 18 mai, « La journée de la jupe » était projeté dans un cinéma du 5e arrondissement de Paris à deux classes des collèges Georges Brassens et Georges Rouault, du 19e. A l’initiative d’Olivia Cattan, de l’association Paroles de femmes, et en présence du réalisateur, Jean-Paul Lilienfeld. On comptait quelques invités connus, comme Patrick Lozès, le président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires), l’écrivain Marek Halter et Fadila Mehal, candidate du Modem en Ile-de-France. Le film, avec Isabelle Adjani en prof qui disjoncte, fut suivi, bien sûr, d’un débat. C’était là le but. L’adorable Inès El laboudy ayant déjà raconté ce qu’il se passe dans le film dans un précédent article, je n’y reviens pas.
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Armée française en Afghanistan versus OM/Lyon
Dimanche dernier, je suis resté à la maison toute la journée, tranquille. Vers 19 heures, mon père est rentré de Plan de Campagne. A 20h40, je mets « Zone interdite » sur M6. Le reportage traitait de l'armée de terre en Afghanistan. Mon père était resté dans la cuisine. A l’heure de la coupure pub, je vais deux secondes dans ma chambre chercher mes lunettes. A mon retour, mon père a pris ma place et surtout la télécommande. Il a zappé sur OMTV pour suivre le match OM/Lyon.
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Le tour de France de la drôle d’amitié judéo-musulmane
D’après les livres saints, tout aurait commencé avec Abraham, le père du monothéisme, qui, à la demande de sa seconde et légitime épouse Sarah, mère de son fils Isaac, a dû chasser son autre fils, Ismaël. Celui qu'il avait eu avec sa servante Agar. C’est ainsi qu'Isaac et Ismaël devinrent des frères ennemis. Depuis ils n'ont toujours pas fait la paix. Chez les musulmans, le père est celui qui transmet la religion, alors que chez les juifs, c’est la mère qui est porteuse de la transmission. Cette différence a-t-elle joué un rôle important dans les cultures des deux « peuples » et influe-t-elle sur le comportement de leurs pratiquants ? Dieu seul le sait, comme qui dirait.
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« Mariage, non, non et non ! »
A Bobigny, les mariages arrangés sont tendance, ironisait ma collègue Inès El Laboudy dans un précédent article. Eh bien, dans d’autres banlieues, des femmes et des hommes « issus de l’immigration » osent dire non au mariage. Quitte à se faire damner par leur mère. « A toi qui a désobéi à la Mama, va ! Toutes les portes te seront fermées, va ! Ta vie ne sera que malheur et pleurs. » Ça fait froid dans le dos !
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Le thé des cités entre chez les VIP
Dans notre inconscient pollué par les clichés sur la banlieue, le seul commerce qui a droit de cité dans les halls d'immeubles des quartiers difficiles, c'est la vente de cannabis. Alors, lorsqu'on entend parler de commerce licite dans ces lieux, nos préjugés en prennent un coup. « A l'âge de 16 ans, sur l'initiative de mon oncle, j'ai décidé de proposer du thé aux jeunes de mon quartier, raconte Mohamed. Le but était de me faire de l'argent de poche et de créer du lien social. Je n'ai pas été gâté par la vie, en échec scolaire et familial, mais je n'avais pas envie de finir mal. Dés mon jeune âge, j'ai voulu m'en sortir et atteindre mon objectif, vendre du thé dans les halls d'immeubles. C'était mon bonheur de la journée. Depuis que j'ai onze ans, je prépare tous soirs mes deux thermos et mes gobelets, et je descends dans le quartier. »