Derniers articles
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Bertrand a perdu « L’Etoile » qui faisait battre son cœur
Lorsque mardi 30 octobre, à Bondy, la brasserie « L’Etoile du centre » a brûlé, il y a eu deux types de réactions parmi l’équipe du Bondy Blog. Chou par exemple, par gêne, ne voulait pas se rendre sur les lieux de l’incendie ou filmer la tragédie. Je faisais partie de ceux qui pensaient qu’il était important que nous soyons là, pour témoigner. Pendant plusieurs jours, je suis revenu à l’endroit du sinistre, j’ai interrogé des témoins directs jusqu’à ce que Antoine, rédac’ chef adjoint, me dise qu’il était temps de « laisser tomber ».
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Qu’ils reposent en paix
Ils étaient pompiers, âgés de 20 et 23 ans. Ils voulaient se rendre utiles en sauvant des vies. Ils y ont laissé la leur. Vendredi matin, en se levant, ils ne savaient pas que ce serait le dernier jour de leur existence. C’est ça qui est triste et injuste. Ce sont mes petites voisines qui sont venues me dire qu’il y avait eu un incendie à « Riquet ». Elles n’ont pas arrêté de pleurer depuis. La caserne des pompiers se trouve le long du canal de l’Ourcq et on les voit tous les jours quand on sort les enfants pour les amener à l’école. Alors, ça crée des liens, on les aime bien nos pompiers. Ils sont beaux et sympas, en plus d’être généreux.
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Madame Lee, frappée, humiliée, et la police qui s’en fout
Les traces sont toujours là, indélébiles, toutes fraîches, malgré le temps passé. Samedi 20 janvier 2006, à 16 heures, Madame Lee sort de chez elle pour aller faire des courses, elle prend l’ascenseur avec ses filles jumelles de 4 ans dans leur poussette deux places et son fils de 10 ans. En arrivant au rez-de-chaussée, elle rencontre ses voisins du dessus, avec qui, il faut le reconnaître, elle a des griefs depuis de nombreuses années. Ceux-ci ont un appartement de type F4 comme elle, dans un immeuble du XIXe arrondissement de Paris, mais ils y vivent sans enfants. Ils sont très bruyants, à se demander s’ils ne le font pas exprès.
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Blocage de l’université de Nanterre : mode d’emploi
« Je vous donne l’autorisation de vous rendre à l’assemblée générale. » Voilà ce que nous a dit notre professeur d’introduction au droit à 11 heures lundi matin, après que la directrice de l’UFR (Unité de formation et de recherche) nous en eut donné l’autorisation. Bien évidemment, on ne redit pas deux fois à des étudiants – qui plus est un lundi matin – qu’ils peuvent ne pas aller en cours. Aussitôt une meute se rue vers la sortie, en direction du bâtiment G où se trouve la fameuse AG. A peine arrivée, j’aperçois un amphi bondé, impossible d’entrer ou de voir quelque chose ; beaucoup font demi-tour, « de toute façon le vote, ce n’est pas maintenant », disent certains avant de tourner les talons. Moi-même je quitte les lieux pour retourner en cours, mais après confirmation de l’annulation de ceux-ci au profit de l’AG, je rebrousse chemin.
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Mais où est passé le commissariat de Clichy-sous-Bois ?
C’est le 1er novembre 2005 que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait annoncé « l’accélération de la procédure en cours » pour construire le commissariat commun aux deux villes de Seine-Saint-Denis. Il avait réuni une trentaine d’élus locaux, de policiers et de jeunes du département dans la volonté d’ « établir un dialogue » pour mettre fin aux […]
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Le hip-hop, aux racines de Harlem
Bron, dimanche soir, 21 octobre au cinéma Les Alizés. Soirée d’ouverture de Karavel, festival de la danse hip hop. A l’initiative, l’acteur incontournable en la matière, la compagnie Käfig: 10 ans d’existence (leur premier spectacle éponyme date de 1996), des représentations partout dans le monde, plus d’une dizaine de spectacles créés et de nombreux projets pédagogiques. Et tout ça grâce à un homme, Mourad Merzouki, le directeur artistique. Il s’est battu pour en arriver là, montrant sa détermination : "Affranchir le hip-hop, s'affranchir des clichés et des idées reçues et s'émanciper des poncifs du genre, hip hop mouvement social, pour ériger ce langage en mode d'expression artistique à part entière". En résidence à Bron depuis 2006, Käfig revient aux sources en coordonnant le festival Karavel, avec comme maître mot: l’ouverture ! S’ouvrir aux autres disciplines, s’ouvrir à tous les âges (le public dans la salle du cinéma ne dément pas) et aux non-initiés.
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Fadela Amara à Marseille : « Comptez sur moi, on ne vous oubliera pas en conseil des ministres »
« Je veux faire une politique de la ville sur mesure, une politique qui bouge, un travail de rénovation urbaine et sociale pour changer la donne sociale dans les cités. » Fadela Amara dans le texte, jeudi soir au Florida Palace à Marseille, lors d’un débat d’une heure entre elle et les habitants et associations du secteur du Grand Sud Huveaune. 70 personnes sont venues l’écouter, parmi elles, des élus de tout bord. La secrétaire d’Etat à la politique de la ville a mis en exergue trois grands chantiers : l’éducation et la réussite ; l’accès à l’emploi ; le désenclavement des quartiers.
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Le PS peine à imposer ses candidats de la diversité
Philippe Doucet et Faouzi Lamdaoui sont tous deux socialistes. Et tous deux briguent le mandat de maire. Problème : il ne peut en rester qu’un. Petit retour en arrière. D’un côté, Philippe Doucet. Il est Conseiller Général d’Argenteuil. Implanté dans la région, il s’estime candidat socialiste naturel à la mairie d’Argenteuil. De l’autre, Faouzi Lamdaoui (photo: en costume-cravatte, au centre avec François Hollande). Il est secrétaire national à l’égalité des chances. Déjà candidat aux législatives, il a été choisi par la direction nationale du parti socialiste pour se présenter face au maire sortant UMP. « Parachuté », disent ses adversaires, au nom du principe de diversité souhaité par le PS, qui consiste à présenter un plus grand nombre de candidats issus de l’immigration.
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Chronologie d’un drame, questions sur une explosion
Mardi 30 octobre, aux environs de 13h40. Un tractopelle de la société de travaux publics Bourgeois heurte un tuyau principal de gaz. Selon Foued, qui se trouve à l'intérieur de la brasserie L'Etoile du Centre peu de temps avant l'explosion, l’odeur devient très rapidement irrespirable, les passants couvrent leur bouche et leur nez comme ils le peuvent. Foued raconte qu'un ouvrier rentre dans la brasserie et demande aux clients d’éteindre leurs cigarettes. Amel, une femme qui se trouve, elle, à une dizaine de mètres de la brasserie, dehors, dit voir une scène semblable, mais à l'extérieur de L'Etoile du Centre. Foued et Amel parlent peut-être de la même personne. Qu’est-ce qui provoque l’explosion ? L’enquête devra répondre à cette question mais certains éléments suscitent l’interrogation. Amel signale ainsi qu’au moins un ouvrier continue à travailler sur le chantier tandis que des clients de la brasserie, comme Foued, sortent au plus vite. Ceux-ci seront saufs.