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Les traumatisés des urgences de Poissy : « Dr House, c’est juste à la télé ! »
S’ils parlent de leurs expériences aux urgences de Poissy avec une pointe d’humour, les malades de Poissy jurent à l’unisson qu’ils n’y retourneront plus, tous victimes de diagnostics, disons…un peu farfelus. Comme dirait mon cher voisin, « Dr House, c’est juste à la télé ! »
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Mathieu, SDF, sous le signe de Victor Hugo
Ma cousine m’a raconté avoir passé son samedi soir à marauder dans le quartier avec de parfaits inconnus. Elle était tellement enthousiaste qu'elle m'a donné envie de le faire. Pas pour me prendre pour mère Teresa, mais plutôt par curiosité. Elle est passée par un site internet, On Va Sortir, qui permet à des gens qui ne se connaissent pas de se rassembler et d’échanger autour de différentes activités, cinéma, restaurant, exposition, etc. Je prends ainsi contact avec Pierre, l’organisateur de la maraude. Le rendez-vous est donné, un mardi à 21 heures, devant la pyramide du Louvre, à Paris. Le thermomètre doit être à 2 ou 3 degrés en dessous de zéro. Je suis bien équipée, doudoune, gants, bonnet, écharpe. J'ai aussi apporté un gros thermos rempli d'eau chaude, du sucre, du thé, des touillettes et des conserves.
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Ce que j’ai appris en couvrant l’affaire DSK
1. Ne pas avoir peur des policiers Les policiers et les journalistes sont de grands amis aux Etats-Unis. Les uns ont besoin des autres pour se faire bien voir de leurs patrons respectifs. Ce dimanche 15 mai, un groupe de photographes, de cameramen et de reporters attend la sortie de DSK du blockhaus de la Special Victims Unit dans l’Est d’Harlem. Le petit groupe se demande si la police va « faire marcher » l’ancien ministre : c’est le désormais célèbre « Perp Walk » (la marche des malfaiteurs).
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DSK-Diallo : à New York, on change les draps
Ce mardi matin, New York baigne dans le soleil. Températures agréables. Vent léger. Ciel bleu. Météo idéale pour le dénouement de l’affaire DSK. Les journalistes qui ont planté leur tente et leurs caméras devant le Palais de justice n’auront pas à se soucier du ciel aujourd’hui. Heureusement, car la journée sera longue. A 11h30 heure locale, Dominique Strauss-Kahn doit arriver au tribunal, et en ressortir libre. S’ensuivront des heures et des heures de directs, d’interviews et de commentaires : l’affaire qui a tenu la France et une partie du monde en haleine va s’effondrer, avec la vérité en grande perdante.
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Tunisie : l’un part, l’autre reste
Il possède déjà deux petites camionnettes et parle d’en acquérir une troisième d’ici trois mois. Ahmed, 40 ans, originaire du Kef, région du nord-ouest de la Tunisie, est, de son propre aveu, un homme ambitieux. Tous les matins, son neveu et lui approvisionnent des épiceries de Tunis et sa banlieue en eau, en jus d’orange et en lait. Si la Révolution a freiné l’économie, il reste optimiste, en dépit d’un chiffre d’affaires en baisse. « Ça va redémarrer, c’est certain. Et là, il faudra être prêt. » A court terme, il aimerait diversifier sa marchandise. « En prévision du ramadan, en août, le thon et le fromage seraient un bon business. »
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La vie de mes frères sera-t-elle la mienne ?
Mon plus grand frère, âgé de 23 ans, a arrêté l’école à 16 ans, après deux ou trois redoublements. A l’époque, je le voyais fumer, enchaîner les beuveries, collectionner les petits soucis avec la police, sans compter ses mauvaises fréquentations. Monsieur avait également tendance à enchaîner les bagarres de rue. Du coup, il a été envoyé au bled, pour ainsi dire, le bled à la française, en province chez mes grands-parents. Là bas, aussi, il menait « la grande vie ». Résultat : après quatre ans où il passa beaucoup de son temps à s’amuser, il est revenu à la maison, dans son ancienne chambre, et a fini, après six mois de glandage, par trouver un boulot de cantonnier.
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« Plus le régime nous tapera dessus, plus la colère grandira »
Damas, dimanche 3 avril. La ligne téléphonique de Nora est coupée. Je n’arrive plus à la joindre. Cela m’inquiète, j’espère qu’il ne lui est rien arrivé. Je parviens à entrer en contact par texto avec un opposant dont l’identité est dissimulée : « Bonjour, je suis Aladine, l’ami de ******. Je suis en Syrie dans le cadre d’un travail, est-il possible de vous rencontrer afin de discuter ? – Bien sûr, avec plaisir. Je vous propose aujourd’hui à 20 heures. »
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Les 355 heures de traversée de Mehmet, Kurde irakien
Mehmet est un jeune gaillard de 21 ans à l'humour débordant. Il habitait le nord de l'Irak, dans la Région autonome du Kurdistan, qu'il appelle, lui, tout haut, avec fierté, en kurde, « Hikûmetî Herêmî Kurdistan ». Un lundi bien ensoleillé de mai, je me trouve au centre commercial Bobigny 2 avec une amie. Après qu'on a fini de faire nos achats, nous prenons le chemin de la sortie, côté préfecture, pour prendre le bus. On passe non loin du cinéma, on s'approche du kiosque, lorsque sur la route je vois mon cousin. Il est en voiture avec apparemment un ami, il me propose de nous emmener là où nous rendons. Tout en roulant mon cousin nous fait la conversation, il présente son ami Mehmet qui nous fait un sourire, et je leur présente mon amie Isabelle.
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Deux joints ça va, trois verres bonjour les dégâts !
Gare du Nord. 19h30. Une rame du Transilien est sur le point de quitter le quai. Un jeune homme, jean, t-shirt blanc, casquette, blanche également, visière en arrière, traverse le wagon. « Excusez-moi ? Ca vous dérange si je m’assoie en face de vous ? Je voudrais rouler et si jamais les "flics" arrivent... » Il laisse sa phrase en suspens avant de s’installer avec un large sourire en jetant au passage un regard vers l’entrée du wagon. Il sort une feuille, une cigarette et du haschisch et prépare son joint.