Derniers articles
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Le requiem des fantômes, par Castelbajac
C'est une sombre histoire de fantômes qui ne fait pas peur. C'est la drôle d'histoire d'un fantôme qui ne se sent à l'aise ni nulle part. « Le fantôme en a marre d'entendre dire qu'il n'existe pas. »* Venez, prenez notre main, nous vous emmenons dans le monde des apparitions. Un étrange bâtiment de Créteil (94), la Maison des arts. A l'intérieur, il fait aussi noir que dans la nuit. On marche lentement, par peur de cogner quelqu’un. Un pas après l'autre. Accrochée sur un mur, une mâchoire avec des dents et des gencives saillantes. Quand on s’en approche, un cri strident retentit. On s'en éloigne, à petits pas. On croise des fœtus enveloppés dans des paquets, comme des jouets. On se croirait au supermarché. Une dame dit : « Ils sont vivants. »
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Néron s’invite à Saint-Denis
Quand je pense à tous les théâtres et à la kyrielle de pièces que j’ai encore à découvrir en Seine-Saint-Denis, j’ai la certitude d’être heureuse de longues années encore. Car s’il est vrai que l’homme vit de pain, il a aussi besoin d’une nourriture tout aussi solide mais spirituelle pour souffrir plus sereinement les vicissitudes d’une vie mise en péril par tous les risques naturels et technologiques qui peuvent la menacer. Les malheurs des Japonais en témoignent. Il y a quelques jours de cela, j’ai découvert un nouveau théâtre que je n’avais encore jamais fréquenté en Seine-Saint-Denis : le théâtre Gérard Philipe. Plus qu’un théâtre, il est question d’une institution culturelle à taille humaine où tout est fait pour séduire le public.
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Shakespeare fuck’n’roll
Vendredi 4 mars. 20h30. Le hall de la Maison de la Culture de Bobigny est bondé. Le public s'apprête à assister à la première de « La nuit des rois », pièce de théâtre de William Shakespeare, mise en scène par Jean-Michel Rabeux. Après l’adaptation par Georges Lavaudant de « La tempête » et du « Songe d’une nuit d’été » du même Shakespeare, il y a à peine cinq mois de cela, dans la même salle Oleg Efremov, on se dit qu’un classique de plus, probablement joué par des comédiens en costume d'époque, succède juste à un autre sur les planches de Bobigny. Il reste à espérer que la mise en scène ne soit pas trop soporifique.
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Frédéric, 25 ans de violon
« Ma famille est composée de peintres, d’écrivains, de sculpteurs, mais la musique reste la terra incognita », sourit Frédéric Chaudière. Ce luthier de 48 ans ne paye pas de mine dans son atelier au cœur de Montpellier. Pourtant, la lutherie est aujourd’hui son gagne-pain. Tout commence il y a 25 ans. L’adolescence, une période tumultueuse. Un garçon de 14 ans rock’n’roll et révolté qui joue de la basse dans un groupe de punk.
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Derniers jours pour « Halal Police d’Etat »
Les films français ne m'intéressent guère en général. « Halal police d'État », de Rachid Dhibou, avec le duo Eric et Ramzy, n’avait a priori rien d’engageant. Humour à deux sous, grosses vannes faciles, scénario affligeant. Voilà à quoi je m'attendais. Je suis entrée dans la salle avec un tas d'appréhensions et de préjugés (eh oui, ça arrive à tout le monde) sur ce film. L'histoire se déroule entre la France et l'Algérie. Au départ, la police parisienne fait face à des meurtres à répétition ciblant les épiciers arabes de Paris. L'enquête commence et avance, jusqu'au jour où une diplomate algérienne est portée disparue après être entrée dans l'une de ces épiceries.
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Addicts, la web série qui sent bon la cité
Addicts c’est avant tout une web série. L’internet n’est pas seulement le support de diffusion, il permet aussi de visionner les 16 épisodes de la fiction de plusieurs façons. On peut suivre l’intrigue à travers le regard d’un personnage de notre choix, de façon linéaire, ou en retraçant les péripéties des protagonistes sur la carte interactive du site qui affiche les principaux lieux où se passe l’action. Mouais… Je me méfie un peu du futur. Que ce soit un site interactif ou Père Castor qui me raconte une histoire, tout ce que je veux c'est savoir si c’est bien narré. Addicts nous raconte quoi ?
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Tarik, animateur, comédien et «fouteur de merde»
Six heures du matin. Arrivée à la radio BeurFM, place du Colonel Fabien à Paris. Au fond d'un long couloir, un studio d’où 'échappe de la musique, des rires, des cris... Voilà plusieurs semaines qu'il lance mon flash info mais je ne sais rien de l' animateur principal, Tarik. A 32 ans, humoriste, animateur télé et radio, comédien, ce jeune montreuillois est un véritable touche à tout. Bosseur, fumiste et chanceux. Sa première rencontre avec le public, il l’a faite sur les bancs de l’école. Trublion, il veut faire rire toute sa classe sans se faire virer de cours. La solution, amuser les profs. C'est un enseignant d'histoire-géographique qui lui offre son premier show. Un jour, avant que les cours ne reprennent, il invite Tarik sur les « planches » pendant 5 minutes. Le temps d’improviser un sketch sur la Russie à l'aide d'une carte, devant toute la classe et un prof conquis. C'est le déclic. « Je me suis dis qu'avec l' humour, on pouvait tout faire ».
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Woyzeck ou le degré zéro de la condition humaine
Woyzeck, c'est d'abord l'histoire d'un soldat du rang, soldat de métier dans l'armée allemande, âgé de 30 ans, dans une ville sinistre de garnison comme il en existe des centaines à travers le monde. Homme de troupes, voilà un métier guère compliqué « qu'un enfant de 7 ans pourrait exercer » : debout, couché, rompez, en joue, etc. Mais un métier très mal payé qui oblige Woyzeck à accepter d'autres petits boulots pour arrondir les fins de mois et apporter un peu d'argent au foyer composé d'une épouse et d'un jeune enfant.
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«Aïcha 2» : que ceux qui n’ont pas regardé lèvent le doigt
Aïcha, c’est un peu nous. Depuis la veille, maman avait fait mijoter de bons petits légumes et cuit un poulet bien charnu. Depuis la veille, l’un après l’autre les membres de ma famille soulevaient le couvercle de la casserole et tentaient d’y plonger un bout de pain. Maman arrivait à temps pour lancer un « touche pas, c’est pas pour ce soir ! ». Alors ce soir (hier), j’étais censée savourer le festin qui s’était tant fait désirer. Il n’en a rien été. En trois cuillères, j’ai englouti mon assiette pour ne pas rater l’événement de la soirée : Aïcha 2.