Derniers articles
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Triple saut de Marivaux sur les planches montreuilloises
Originale, cette comédie l'est en effet, car obviant la tradition de mise en scène d'une pièce unique, Madame Tsaï a opté pour la présentation d'une triade en enchâssant trois pièces de Marivaux (1688-1763) : L'île des esclaves, L'île de la raison et La colonie, le tout joué en l'espace de deux heures par une troupe de dix comédiens. Les œuvres ont été évidemment choisies pour leurs points de concordance; il y a un effet de miroir et d'écho, une thématique commune aux trois qui permet de légitimer leur juxtaposition. Il faut bien l'avouer, le défi que s'était lancée madame Tsaï est plutôt bien relevé et ce, pour plusieurs raisons. Ce qui fait l'intérêt de cette triade comique, c'est tout d'abord sa problématique toujours d'actualité : celle de la difficulté à vivre ensemble à cause de nos différences. Différence de statut social, de genre (rapport homme-femme), dissemblance entre peuples civilisés et créatures sauvages.
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Battle de hip hop : l’arme du déhanché
Samedi dernier, le Bondy Blog était présent à une Battle de danse hip hop, dans la salle de spectacle de la maison de quartier Georges Brassens, à Bondy. La journée était organisée par l'association Tribute 2 Hip Hop qui a pour but de valoriser les cultures urbaines, avec l’aide de la coordination culturelle des centres sociaux de Bondy. Les choses ont été faites dans les règles de l'art, un jury composé de hip-hoppeurs détermine le vainqueur de chaque confrontation. Une roue, genre roue de la fortune, trône au milieu de la scène. Elle détermine les styles de musique sur lesquels vont s’affronter les danseurs. L’objectif pour ces derniers : improviser des pas en accord avec la musique choisie par le hasard. Impressionner l’adversaire, épater le jury - et le public surtout - sont les plus sûrs moyens de remporter la victoire. Un spectacle haut en couleur mêlant compétition sportif, art de rue et franche camaraderie. La finale a été remportée par Kapela opposé à Marabout. Il est parti avec une récompense de 150 euros comme le veut la tradition des battles. [dailymotion width="390" height="280"]http://www.dailymotion.com/video/xh4ltj_battle-de-break-dance-a-bondy_music[/dailymotion] Amine Benmouhoud et Idir Hocini
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Toi, moi, mais surtout Leïla !
Leïla Bekhti, une actrice qui se mérite. Plus d’une heure d’attente debout avant d’entrer dans la salle de cinéma de l’UGC de Rosny-sous-Bois. Une fois à l’intérieur, une demi-heure encore à patienter avant la projection de « Toi, moi, les autres » – « un petit problème qu’on espère régler », explique l’animateur de la salle au micro. Les spectateurs réclament la fameuse Leila pendant que la musique du film tourne en boucle. Le public est plutôt jeune même pour cette avant-première qui a eu lieu mercredi 16 février.
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Collation littéraire avec l’écrivain Rachid Djaidani
Après deux heures passées à écouter des spécialistes dans une conférence sur le ghetto, au centre Pompidou, je me retrouve dans les rues de Châtelet, direction le RER A pour rentrer chez moi. Elle m'a fait déprimer, cette conférence, alors je me réfugie dans mes souvenirs. Sur le chemin, un restaurant libanais, ça me rappelle « Basha » dans la rue Sainte-Catherine à Montréal. Je commande un shish taouk, un sandwich au poulet grillé sur une broche, servi avec une mayonnaise à l'ail. Puis je reprends la route, toujours absorbé par mes pensées. Soudain, juste en face de moi un homme avec une grosse coupe. Je l'aborde : « Excuse-moi c'est toi Rachid ? Celui qui a écrit le roman Boomkoeur? ». Il me serre la main et me dit droit dans les yeux : « Bonjour je suis bien Rachid. »
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« Black Swan », si beau, si cruel
C'est une danse maléfique, qui emporte dans les méandres de l’âme. Une danse comme un tourbillon, où le corps se détend, s'élance, s'embobine, se fige. Elle est là, gracieuse, dans les eaux dangereuses du Lac des Cygnes. Nathalie Portman est Nina, une timide danseuse du New York City Ballet. Des années que la rigueur la contraint à se lever, s'étirer, s'échauffer... Des années qu'elle est un petit rat d'opéra, jamais distribuée dans les grands rôles. Cloitrée dans une salle aux barres parallèles et aux miroirs aux mille reflets. La nuit, encore chez sa mère, elle se couche dans sa chambre. Les murs sont roses. Nina est une gamine sage, qui n'a pas grandi et que la routine de la vie a prise dans ses filets.
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Harlem et Bondy à l’heure Malcolm X
Le 21 février 1965, un homme rempli de convictions est assassiné à New York dans le quartier d'Harlem de douze balles. Aujourd'hui encore, l'aura de Malcolm X pèse au dessus d'un certains nombre de personne et notamment des jeunes. La lutte de Malcolm X pour les droits et les libertés les plus fondamentales a marqué son temps par sa présence et sa force de grand orateur. La première chose déclenchée chez les personnes interrogées est évidemment un grand respect dans l'ensemble des communautés, l'hommage rendu à Malcolm X est souvent rattaché à celui de Martin Luther King.
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Aux Ulis, l’ambition cinéma d’Amine et Bobby
Dans les allées du Maghreb des livres, dimanche 6 février à l’Hôtel de Ville de Paris, je fais la rencontre d’Amine et Bobby. Je veux leur avis de « jeunes » sur la littérature. Ils vont nourrir mon papier. Pour être honnête, avant d’entamer la conversation, je prends une précaution et leur demande : « Vous faites partie de l’organisation ? » Bobby c’est un grand Black, des bras qui font la taille de mes cuisses et un regard façon légionnaire qui ne blague pas. Amine, lui, n’a pas l’air d’avoir fait l’armée, c’est plutôt la force tranquille, mais il ferait quand même changer de trottoir à une mamie. Un rictus au coin des lèvres, un peu agacés ils me répondent : « Non, non, tout le monde nous prend pour des vigiles, mais non, on est là comme vous, pour faire un tour. »
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Sabra Kerrouche, la mode dans la peau
Passionnée de mode depuis son enfance, Sabra Kerrouche, jeune Aulnaysienne de 25 ans, est devenue une créatrice de prêt-à-porter. Elle a même sa propre marque de vêtements, Aul People, qu'on retrouve sur sa page My Space. Sabra reçoit dans ses locaux d’Aulnay-sous-Bois, un endroit très convivial. Elle fait de la place sur une table où sont étalées ses créations. Avec Coumba Soumaré, une amie, elle a créé MAA (Musicalité et aide artistique, qui signifie aussi Musique afro-américaine), une association qui aide des jeunes passionnés de musique et de chant à se produire sur scène, une fois par mois, dans un pub tenu par des amis, Le comptoir de Madame Tomate, situé boulevard Sébastopol, à Paris.
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Choix cornélien dans les cinés du Quartier Latin
A l'approche de la Saint-Valentin et des vacances scolaires de février, la bourse des Séquano-dionysiens risque fort de s'atrophier à vue d'œil si les soldes d'hiver ne l'ont pas déjà terrassée. Pour ceux d'entre vous qui seraient pratiquement désargentés mais qui aimeraient encore faire ou se faire plaisir, il existe un moyen peu couteux voire gratuit d'y parvenir. Prenez un RER ou un métro jusqu'au Ve arrondissement de Paris et rendez vous dans le Quartier latin dont deux salles de cinéma diffusent actuellement et jusqu'à la fin du mois des grands films de Fritz Lang et Orson Welles figurant au Panthéon des œuvres cinématographiques du XXe siècle.