Derniers articles

  • L’Exposition coloniale de 1931 : très peu avaient honte

    En mai 1931, le président de la république Gaston Doumergue et le maréchal Lyautey inaugurent dans le sud-est de Paris, au bois de Vincennes, l'Exposition coloniale internationale. Elle dura six mois. Six mois où, autour du lac Daumesnil, environ huit millions de visiteurs viennent s’instruire et se distraire dans une exposition destinée à montrer la richesse et la diversité des colonies françaises ainsi que la grandeur de la métropole dont témoigne sa présence sur quatre continents. Excellente occasion aussi pour redonner quelque prestige à la frange orientale de la capitale et rallier ce Paris si populaire et réputé de gauche à la cause coloniale.

    Par Bondy Blog
    Le 29/05/2011
  • Apothéose cannoise pour le film « Rue des cités »

    C'est en 2008 que l'aventure « Rue des cités » commence. Une équipe de jeunes débrouillards natifs principalement d'Aubervilliers et Pantin, mettent sur pied le premier long-métrage du couple de réalisateurs Hakim Zouhani et Carine May. Une aventure qui durera trois ans. Trois ans de montage et de tournage durant lesquels le doute s'installera. Le film étant indépendant et sans distributeur, les membres de l'équipe commencent à désespérer quant à l'issue finale. Un vrai suspense : un film dans le film.

    Par Bondy Blog
    Le 28/05/2011
  • Chris, l’enfant farouche sur les scènes hip-hop

    A 17 ans, Chris est étudiant en première année de BTS comptabilité. Sa rencontre avec le hip-hop remonte à trois ans, quand il était en première. C'est, à cette époque, un élève renfermé, qui ne parle à personne et passe son temps le nez dans les bouquins ou rivé devant les jeux vidéos. A la fin de la seconde, il apprend qu'il y a une activité de danse au lycée et décide d'aller y jeter un œil. Il découvre que les élèves « s'amusent bien et qu'ils sont entre eux », mais il se dit que le hip-hop ne va rien lui apporter. C'est l'année suivante alors qu'il commence à avoir des problèmes de concentration et n'arrive plus à suivre les cours, qu'il décide de changer d'avis. Il s'ouvre alors ce mode d'expression pour décompresser un peu et notamment à la danse. Au fur et à mesure il rencontre plusieurs personnes et commence à aimer « l'esprit du hip-hop ».

    Par Chahira Bakhtaoui
    Le 27/05/2011
  • Mehdi et Badroudine font la «Polisse» à Cannes

    Vendredi 13, 21h24. Nos cœurs claquent. On sort nos invitations, coincées dans les poches intérieures de nos smokings prêtés et apprêtés. Les gens s'agglutinent derrière les barrières. C'est comme à la télé. Le rouge du tapis est aussi rouge que les lèvres de Penelope Cruz chez Almodovar. Le noir et blanc des costards est aussi coloré qu'un film de Chaplin. Les invités sont tout à leur iPhone. Ils veulent garder ce moment à jamais. L'enregistrer, se le mater en boucle et dire, pour crâner : « J'ai monté les marches à Cannes. » Les photographes ne se bousculent pas pour nous photographier, nous les ravisés, embauchés trois jours dans le staff de France Inter.

    Par Mehdi Meklat
    Le 23/05/2011
  • « Eh, Monsieur le pauvre, vous n’auriez pas une petite pièce, s’il vous plaît ? »

    Tout commence sur le quai d'une gare. Benny qui est à la recherche d'un emploi, rate son train et l'opportunité de remplir ses poches bien vides. Il est d'autant plus désemparé que le prochain train est indiqué «En grève » sur le panneau d'affichage. Un homme vêtu d'un long manteau noir et coiffé d'un chapeau haut-de-forme s'approche de lui en lui demandant une «petite pièce ». Après un échange de monnaie l' on comprend alors que l'homme est riche et qu'il veut continuer à s'enrichir sur le dos du pauvre. « Monsieur, vous avez l'air bien trop riche pour un pauvre » dit-il à Benny. Et le riche jouant au« pauvre » de répliquer « heureusement qu'il y a des pauvres comme vous pour donner à des riches comme nous ».

    Par Chahira Bakhtaoui
    Le 22/05/2011
  • Nos ancêtres mérovingiens sortent de terre à Bondy

    Qui sont les ancêtres des Bondynois ? Les brigands de la forêt de Bondy, qui nous ont légué leur savoir-faire en pillage de buffets ainsi que leur hygiène buccodentaire, ne sont pas les seuls à pouvoir revendiquer le titre. Cyrille Le Forestier, le barbu en bleu de travail sur la vidéo, dirige actuellement des fouilles à Bondy, en face de notre mairie, dont l’architecture glorifie Staline et le gris. Cet archéo-anthropologue de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), fouille actuellement, avec son équipe, une nécropole du Haut moyen âge.

    Par Idir Hocini
    Le 15/05/2011
  • HH contre FF : la guerre perdue des films France-USA

    Mercredi 4 mai débarquait dans les cinémas de France, à tombeau ouvert, « Fast and Furious 5 » : voitures de sport, lancées à plus de 250 km/h dans des rodéos urbains ultra-violents sous le regard de belles pépées, garanties. Et, avec près de 1,2 millions de spectateurs en première semaine, F&F5 écrase le box-office hexagonal. Le même jour, sortait sur nos écrans noirs, en toute discrétion, « HH, Hitler à Hollywood », second long-métrage du jeune cinéaste belge Frédéric Sojcher. Pour lui, pas de matraquage marketing jusqu'aux photomatons où il est possible de se faire tirer un portrait tuné Vin Diesel. De simples cartes postales à l'effigie de « HH, Hitler à Hollywood », dans les rares cinémas où il est distribué, sont à disposition des cinéphiles.

    Par Sandrine Dionys
    Le 13/05/2011
  • France versus USA à coups de pinceaux

    Une « art battle » c'est quoi ? Imaginez que vous deviez vous battre en duel mais qu'à la place d'avoir une épée et un bouclier, vos armes sont des brosses et des palettes de peinture. Pour cette première édition en France, neuf artistes sont en compétition. Parmi eux il n'en reste que trois pour représenter Paname lors du dernier duel : Titi, Skio et Shane. Choisis par le public, les voici en compétition pour affronter de leurs pinceaux aiguisés trois artistes américains : André Trenier, Max Neutra et Michael Pukac.

    Par Bondy Blog
    Le 12/05/2011
  • « Psychose » : viol et reconstruction de soi

    Tout a commencé l’année dernière, lorsque sa classe a participé à un projet pédagogique initié par sa professeure et un intervenant vidéo, Marc Montout, autour de la réalisation de deux courts-métrages. Les élèves y écrivent alors eux-mêmes leur propre scénario. «Nous avons été formés au son, à la caméra et nous faisions de la figuration », raconte Anna. Inspirée par le projet audiovisuel dans lequel elle s'est impliquée, elle commence par écrire quelques pages pendant les vacances d’été, et reprend l’écriture en décembre. « Marc nous avait dit que si nous avions des projets, nous pouvions le contacter. » Elle n’hésite pas une seconde et lui soumet ses écrits. « Il manquait juste la fin, il m’a mise sur la voie, ajoute t-elle, son avis compte beaucoup pour moi, il est professionnel et il s’y connaît bien. »

    Par Imane Youssfi
    Le 06/05/2011