Derniers articles

  • Lettre au président de la SNCF

    La semaine dernière je me suis présenté pour une embauche à la SNCF pour le tram train. La ligne qui rejoint Bondy à Aulnay va bientôt ouvrir et la SNCF recherchait des agents commerciaux. Ce poste était intéressant car il y avait trois métiers en un : l’accueil du passager, le contrôle des titres de transport puis la sécurité des usagers. La mission devait commencer le mois prochain par une formation à Nanterre de 4 mois. Le salaire était de 1400 euros brut. La SNCF souhaitait embaucher des jeunes qui habitent tout prêt de la ligne. Ca tombait bien, j’habite Bondy et cette ligne, je la connais par coeur car c’est la ligne de mon enfance. Après les agressions répétées les mois précédents, j’avais lu et entendu que le directeur de la SNCF voulait embaucher des jeunes de banlieue mais encore une fois, pour moi, ça n’a pas marché. Vous savez Monsieur le président, que beaucoup de jeunes ont des traces dans le B2 (deuxième volet du casier judiciaire) et c’est le même problème pour Air France. Certains jeunes partent avec un gros handicap même lorsqu’ils ont commis de petites bêtises dans leur jeunesse. Ne faut-il pas leur donner une nouvelle chance ? Alors Monsieur Gallois, quand vous promettez quelque chose, veuillez respecter votre parole jusqu’au bout et enlever les barrages à vos recrutements parce que en banlieue beaucoup de jeunes rêvent d’une seule chose, pouvoir au moins une fois dans leur vie prouver qu’ils peuvent travailler honnêtement et avoir des projets. Pouvoir avancer comme tout le monde et n’oubliez pas que sans les parents de ces enfants il n’y aurait pas de rail. Sachez aussi que le diplôme ne fait pas l’homme et si certains jeunes ont arrêté l’école très tôt, comme c’est mon cas, c’est qu’ils ont eu un problème à un moment de leur vie. En banlieue, on dit que la parole fait l’homme et quand on tend la main vers l’autre, il n’y a que des choses positives qui vous reviennent. A bon entendeur !!

    Par Kamel El Houari
    Le 23/03/2006
  • Bac + 4, agent d’entretien dans le métro…en attendant mieux

    Ce devait être une heureuse rencontre. J’étais à la mission locale de Bondy dont la fonction est d’orienter les jeunes dans leur recherche d’emploi. Devant le bureau d’une conseillère, un jeune homme d’environ 24 ans règle les derniers détails de son entretien. Lorsqu’il passe à côté de moi, je reconnais un ancien élève plongé dans la lecture d’un document.

    Par mohamed_hamidi
    Le 22/03/2006
  • Hakim, en avant la vie

    Hakim Djeroudi a 20 ans. Etudiant de deuxième année de DUT (diplôme universitaire de technologie) à Paris XIII-Bobigny, il est inscrit en « services et réseaux de communication ». Il est né à la Cité Blanqui, y a grandi, y a fait « toute (sa) vie ». Il habite maintenant à la Cité Rouge, plus calme, avec sa mère, […]

    Par Antoine Menusier
    Le 16/02/2006
  • Le smic, c’est 950 ou 1 350 ?

    Alain Rebetez -

    Par Bondy Blog
    Le 23/12/2005
  • 350 euros pour le lot de tissus

    C'est très joyeux dans la camionnette de Hassan le propriétaire du "Bazar d'Agadir" au centre de Bondy. Hassan est originaire du Maroc, habite à Bondy depuis 30 ans et rien ne semble pouvoir entamer la bonne humeur de ce père de six enfants. Ce matin, comme tous les autres matins, il écume les ventes aux enchères forcées des faillites. "Parfois c'est chez des privés, parfois dans des entreprises."

    Par Bondy Blog
    Le 12/12/2005
  • « Si tu veux du taf, tu dois mentir »

    "Prendre l'adresse d'une cousine qui habite en dehors du 93, préciser en gras l'identité française et inventer des expériences professionnelles." Malgré cela, des 500 demandes d'emploi qu'a posté Soufiane (en photo), 200 sont restées sans réponse et 290 ont été négatives. Des dix entretiens obtenus, la plupart n'étaient que des invitations bidons pour remplir les quotas de "recrutement périphérique" et pouvoir clamer "moi aussi, je convoque mes Arabes".

    Par Bondy Blog
    Le 07/12/2005
  • « Nous nous tuons entre nous »

    Trouver un job, même précaire, à Bondy, c'est une véritable galère. Ahmed, 34 ans, a longtemps travaillé à gauche et à droite. Dans des métiers socio-éducatifs ou d'animation. Le problème reste le même: décrocher un emploi de durée indéterminée. "Lorsqu'on porte un nom à consonance maghrébine, tu peux oublier, raconte Ahmed. Je suis Algérien et Français. J'ai deux noms. Une fois, j'ai envoyé une lettre avec mon nom algérien. La réponse était négative. J'ai ensuite envoyé une deuxième lettre, identique à la première, mentionnant les mêmes qualifications, en utilisant cette fois mon nom français. J'ai été engagé et j'ai travaillé pendant un an pour cet employeur".

    Par Bondy Blog
    Le 25/11/2005
  • Vivre avec 517 euros par mois

    De retour à l'hôtel, je retrouve Serge et Paolo qui se réveillent. Cafés, croissants et chocolat chaud dans un bistrot du coin. Serge me laisse le vélo (harnaché de deux très solides cadenas) et une précieuse liste de contacts. Bondy à bicyclette, c'est pratique mais limite kamikaze. Tiens, c'est peut-être pour cela que je ne vois pas d'autres cyclistes... Vais-je me faire piquer le deux-roues ou me faire renverser ? Inch' Allah comme on dit ici. Mes deux camarades sont partis. Ciao les gars!

    Par Bondy Blog
    Le 18/11/2005