Derniers articles
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La légende de la belle Linda : un Tunisien sinon rien !
Je commence par un aveu : le 5 février 2005, Linda m’a mis un râteau. Pas d’empathie inutile à mon égard, je le vis très bien. Je n’ai pas souffert, ce fut bref. On avait tous les deux la vingtaine. Après avoir quémandé son « 06 » à l’une de ses amies, je partis à l’abordage. Lucide sur mes chances, certes, mais avec, disons-le, l’infime espoir du poissard, du genre « David n’a-t-il pas vaincu Goliath ? »
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«La Maternité des Lilas vivra!»
Ce samedi matin a eu lieu une manifestation pour la défense de la reconstruction de la Maternité des Lilas. Devant l’établissement, plusieurs membres du personnel sont vêtus de tee-shirts sur lesquels sont inscrits «je soutiens la maternité», munis de bandeaux à la Rocky et de pompons de majorette aux couleurs de la ville.
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Les nouveaux pauvres
Avec ce qu’elle considère être un double handicap –une fille, qui de surcroît vient de banlieue, les perspectives de Nesrine de réussir une vie exemplaire sont minces. À choisir entre être chômeuse, se retrouver mariée plus vite qu’elle ne le voudrait, ou au mieux, s’en sortir avec un job pas terrible, Nesrine préfère bluffer, jouer avec les apparences.
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Frais de scolarité : « Ça fait mal ! »
Contrairement à son habitude, les couloirs d’inscription de l’université Paris XIII (Villetaneuse) sont bien vides ce vendredi matin. Je me rappelle encore ces allées pleines de gens, les années précédentes. Peu d’étudiants en cette fin de semaine, peut-être, mais les rares quidams qui sont là ne comptent pas se faire piquer leur place. Coups d’œil régulier à l’arrière, le moindre mouvement et tout le monde se retourne, sans parler des regards incessants à la personne qui vient de rejoindre la queue. Et puis attention, gare à ne pas doubler, ne serait-ce que pour demander un renseignement, « vous faites la queue comme tous le monde ! » voilà ce qu’on vous dira énervé.
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Villiers-le-Bel : l’un des quatre policiers renvoyé en correctionnelle
Pourquoi a-t-il fallu attendre quatre ans ? Le juge d’instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu. La chambre de l’instruction a annulé ce non-lieu pour reprendre l’affaire. Tout ça a pris beaucoup de temps. On a perdu facilement plus de deux ans dans cette procédure.
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Kung-fu mandale
A un jet de pierre du local du Bondy Blog, il y a le CKF (Cercle de karaté français). Pendant les réunions de rédaction, nous entendons parfois des cris gutturaux, des bruits d’os qui craquent, et si on sort la tête par la fenêtre, il se peut qu’on aperçoive des corps de gens voler à travers la rue. Je suis une bonne poire bien patiente, mais le bruit à tendance à la gâter. En voulant taper une gueulante chez le voisin pour qu’il baisse le son, les mots ont rebroussé chemin au niveau de la glotte dès les portes du dojo ouvertes : j’ai vu les dieux de l’olympe ressusciter.
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Mon premier jour en tant que dame de ménage
Je viens de passer trois mois en colonie de vacances, dans la peau d’une animatrice. Ce n’est pas le pire des métiers, loin de là, et quand on est étudiant, travailler l’été c’est un peu obligé quand on a des projets. C’est que mon grand dessein pour cette année va me coûter l’avant-bras gauche : le permis. En France, il revient en moyenne à 1.500 euros par personne, quand on n’est pas trop un bras cassé en conduite.
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«Sans ma mère, je ne serais pas l’homme que je suis aujourd’hui»
Calme et souriant, Ayoub donne l’impression que le Ramadan et la chaleur ne l’atteignent pas. Il explique que « le corps prend ses habitudes, à partir du deuxième jour, cela ce passe bien. » Il commande deux cafés (tous les deux pour la journaliste) et, sous la canicule de Paris, nous fait voyager jusqu’à Rabat, sa ville natale.
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« Moi un loser ? T’es malade, j’assure… »
Dans notre entourage, nous connaissons tous des losers qui se la racontent. L’amitié, ou la politesse nous obligent parfois au plus grand tact quand ils nous demandent : « Tu me trouves comment ? » Que celui qui n’a jamais menti à un ami tout pourri de peur de le vexer me jette le premier parpaing. Oui, je l’ai fait, en dépit de cette voix infernale qui, plus d’une fois, faillit me faire dire l’irréparable : « Mais qu’est-ce que t’es nul ! »