Derniers articles
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Je l’aime tellement que je la déteste
C’est la plus longue relation que j’ai eue. Au tout début, elle ne me plaisait pas tellement, elle ne sentait pas très bon mais seul son teint métis lui donnait une fière allure. Tous mes aînés étaient déjà tombés amoureux d’elle, tous, sans exception. Puis un jour, j’ai succombé à son charme, c’était la première fois que je lui offrais mes lèvres. Depuis cet instant, une relation tumultueuse s’est installée en elle et moi. Je l’aime tellement que je la déteste.
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Trafics de drogue : la loi du silence commence à se briser
« Si ta grande sœur fait un article sur nous, on la défonce. » C’est ce qu’un petit garçon de onze ans a dit à ma petite sœur. Entre deux parties de billes, dans la cour de récré. Ce « Nous » dont parle le petit garçon, ce sont les « jeunes » de la cité. Ceux qui occupent la rue, en bas de chez moi, depuis de nombreuses années. Cagoulés, habillés en noir, on dirait des ninjas. C’est peut-être pour ça que des gamins prennent exemple sur eux, peut-être pour ça que ces jeunes sont des modèles. Ils leur rappellent leurs héros de dessins animés favoris, des héros dont l’ennemi est la police.
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Sophie, un mari en prison, trois enfants : l’épreuve
Sophie est une femme brisée et battante à la fois. Depuis l’incarcération de son époux pour détention de stupéfiants (1 kilo de cocaïne), il y a 18 mois, sa vie est devenue un cauchemar. Cette femme de 33 ans, mère de trois enfants a dû faire face à de nombreuses difficultés le jour où son époux s’est retrouvé derrière les barreaux. Convoquée chez les policiers, mise sur écoute téléphonique, compte épluché, cela n’est rien à côté de ce qui l’attendait.
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Carte postale d’un Paris inconnu
Contrairement au colonel de Garcia Márquez, j'ai reçu des lettres. Des cartes postales même. Une par semaine, parfois plus, envoyées par mes amis partis en voyage. Je reste dans ma ville et cette année, j'ai pris une décision : prendre des photos de Paris et les envoyer comme des cartes postales.
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De la neige en juillet, vacances gâchées ?
L'année scolaire est terminée, les examens sont passés, les beaux jours devraient faire leur apparition pour nos juilletistes. Pour éviter les bains de foules au bord des plages, certains décident de partir en vacances à la montagne, pensant que l'air y sera meilleur et qu'il y aura moins de monde. Jessica tente l'expérience pour la deuxième fois, mais cette année c'est différent...
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Paris, je te retrouve enfin…
L'hiver, on se fait la tronche. Toi avec ton ciel gris et bas qui fait le caméléon sur tes toitures de zinc. Moi et mon humeur massacrée par le manque de soleil et la surpopulation carcérale de tes rames de métro et de RER bondées. Parfois, même, je ne te regarde plus car tu me fatigues... trop. Mais quand je passe mon été à battre ton pavé, comme cette année, et que je ne m'enfuis pas vers d'autres contrées aoûtiennes, alors je te retrouve et te redécouvre enfin.
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Mes années Lidl : « On nous demandait de piéger les employés »
Pour le recrutement des caissiers employés libre-service, les critères de sélection seraient très stricts. Tout semble très étudié. Selon les témoignages, tout le monde ne peut pas être embauché au poste de caissier au sein des magasins de ce hard discounter. Des profils de postes seraient spécialement élaborés pour un recrutement optimal. Au cours des sessions de formation, les futurs responsables de réseau apprennent à sélectionner le salarié idéal. « Pas d’étrangers avec des titres de séjours précaires ; cela engendrerait trop de paperasserie et les personnes devraient s’absenter le temps du renouvellement. Nous devions également préférer les personnes qui avaient déjà occupé des emplois pénibles comme la restauration rapide ou la manutention en entrepôt», assure Charles*, ancien responsable de réseau dans les Hauts-de-Seine. « On nous demandait, poursuit-il, de privilégier les femmes aux hommes car ces derniers auraient davantage tendance à piocher dans le magasin ou dans la caisse.» Pour Lidl, la situation de famille serait également un critère de sélection : « Les femmes célibataires sans enfants étaient très recherchées car elles pouvaient rester un peu plus au magasin et ne s’absenteraient pas très souvent » résume Charles.
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« A défaut de sauver la planète, sauvons notre cité ! »
Il y a quelques semaines, une poignée d’habitants de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (78) se réunissait pour imaginer de nouvelles actions en faveur de leurs quartiers difficiles. Une réunion aux allures de débat, avec à l’ordre du jour les thèmes inoxydables, délinquance et islam, et (enfin) une nouveauté : l’écologie ! Même avec une énorme envie de « changer les choses » (comprendre : améliorer la vie), beaucoup s’accrochent aux fondamentaux de la transformation sociale, à savoir qu’on peut faire du neuf avec du vieux. Pourquoi pas. Néanmoins, il faut se rendre à l’évidence : emmener des jeunes faire un barbecue en Normandie, ou organiser un tournoi de foot ne réglera aucun problème de fond. La majorité des participants à la réunion de Saint-Quentin-en-Yvelines voulaient des propositions constructives, mais pas trop. Mission accomplie, ou presque.
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« Les armes, ici, sont des objets de famille »
« Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d’être surpris de ce qu’ils font, pensent, et qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une civilisation, d’une confiance habituelle dans l’ordre établi. » (Paul Valéry, Variété II.) C’était authentique. C’est ce qui m’a tout de suite frappé en entrant chez ces gens. Rien n’était là par hasard, et eux-mêmes ne mentaient pas sur les personnes qu’ils étaient véritablement. Pas de fard, pas de pacotille, juste des corps nus sous des habits noirs.