Derniers articles
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Mes soirées, mes nuits… Je vous dis tout
Ah ! Je les ai vus, vos petits commentaires à vous. Juste avant une coupure imprévue de la WIFI – gérée par Orange, pendant tout le Tour –, à la Grande Motte, sous une tôle ondulée d'un gymnase improvisé en centre de presse géant, avec des centaines de journalistes suant sur leurs copies, j'ai eu le temps de faire un bond virtuel sur le Bondy Blog. Et là, et là, je remarque que là-bas, on se demande comment se passent mes soirées. Jamais ça ne m'était arrivé qu'on me demande ce que je fais de mes soirées. Bon, à part ma mère qui, énervée – ça peut lui arriver quand je rentre tard à cause de mes reportages pour le BB, évidemment –, me demande ce que j'ai fait, personne ne me pose ce jamais ce genre de question.
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La Grande Bouffe
Tendez l'oreille, à Monaco, au risque de vous explosez les tympans à cause des moteurs vrombissants des Ferrari. Des Ferrari, partout. Chaque coin de rue a sa bagnole rouge ruisselante aux centaines de chevaux prêts à bouffer la route. A l'engloutir, littéralement. Et c'est à ce rythme, fluide et rapide, qu'a commencé le Tour, samedi. Face aux yachts amarrés sur une mer calme et reposée, à l'ombre des hauts mats, le Tour de France s'élance. Le soleil chauffe les bras dénudés, les gambettes dévoilées.
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Mehdi, notre coureur sur le Tour de France !
Chaque été, calvaire dans ma lucarne ! Ô Dieu, que j’ai envie de la balancer par la fenêtre, cette satanée télé. Zappant, je tombe systématiquement (personne ne peut y échapper) sur des clébards dopés suant sur des bolides, encouragés par des passionnés en camping-car qui viennent de bouffer leurs beurre-rosette. Bon, je vous l’accorde, ces lignes sont peut-être très méchantes et je vous vois déjà pestiférant devant vos écrans. Mais comprenez-moi, 1) je n’y comprends rien, 2) je n’ai franchement pas envie de mater des coureurs « chargés », avec des muscles d’Iron Man, 3) en été, je ne conçois pas de m’affaler dans mon sofa à 30 à l’ombre pour admirer des cyclistes qui roulent, qui roulent et semblent ne jamais s’arrêter.
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« Tu vas t’appeler Lola, 1m65, un petit cul bien cambré »
A 18 ans, après avoir arrêté l'école, Soraya* se marie et cherche du travail avec une copine « parce que la maman, elle va pas toujours être derrière à nous financer ». Son amie a une idée qui pourrait paraître aux yeux de certaines assez farfelue, voire répugnante. Qu'importe, il leur faut des sous, alors elle propose à Soraya d'être hôtesse au téléphone. Ce métier, Soraya ne le connaît pas. Le nom est vague et englobe des réalités plus différentes les unes que les autres. Soraya questionne son amie : « Hôtesse de quoi ? » La réponse ne se fait pas attendre et suscite d'emblée l'imaginaire de la jeune Soraya : « Hôtesse au téléphone rose. »
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Au cœur de Paris, un Cachan à ciel ouvert
On attend toujours les visites de Josiane Balasko et Charles Berling, soutiens historiques aux sans-papiers et mal logés. Pour l’heure, côté people, seul le rappeur franco-malien Mokobé est venu remonter le moral des centaines d’Africains entassés sur le trottoir, boulevard du Temple, à Paris, à deux pas de la Place de République. Depuis leur expulsion, […]
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Je suis pour la Burqa Internet
Il faut passer Internet en mode burqa. Je le ferai dès que j’aurai le pouvoir, c’est décidé. Ce n’est peut-être qu’une crise de mâle dominé (je suis au RSA), il faut peut-être que je vois ça avec les autres qui me soutiennent. J’ai quand même l’impression, quand j’écoute l’émission de Ruquier, que je vais être mal vu, mais je suis convaincu. Ce n’est pas seulement que la burqa préserve les femmes du viol par les temps de chaleur où les politiques ne savent même pas s’ils vont pouvoir contenir l’hémorragie caniculaire des hospices, l’effondrement du bâtiment, la désertification d’Airbus, la pandémie grippale du mois d’août, la deuxième révolution en Iran, il ne manquerait plus qu’on se mette à devoir lutter contre les feux au derrière des hommes.
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Lilian Thuram : « Les Noirs peuvent-ils être astronautes ? »
Lorsque le mythe Lilian Thuram est de passage à Bondy, il y a foule et, parmi elle, surtout des petits et des ados. Certains enfants présents n'étaient même pas nés en 1998, l’année du sacre de la France au Mondial et de ses deux buts tombés du ciel contre la Croatie en demi-finale, mais quand une star du foot parle, les oreilles des jeunes sont toujours beaucoup plus attentives que pour les dires de n'importe quel politicien.
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La mort est ma compagne
Après une longue attente du bus pour rentrer chez moi au terme d’une dure journée de labeur, je m’installe à une place. Je prends de volée la conversation des trois jeunes filles à qui je tourne le dos. « En ce moment, dit l’une, il y a trop de jeunes qui meurent. Tu sais, le frère de Djamel, ben il est mort en prison. Sa mère est complètement détruite, ça faisait six mois qu’elle ne l’avait pas vu. » Ces quelques paroles ont suffi à me faire revenir quinze années en arrière.
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In bed with my Xbox
Tous les samedis, telle une fourmi léthargique, je zonais sur le canapé. J’avais fini le paquet de Kinder Bueno, seule activité de la journée. Mais depuis peu, chaque week-end, je me lève très tôt. Fini les moments où, du lit je trainais vers le canapé, pour entamer une deuxième nuit sur le coup de midi. Désormais, je saute de ma couche en plein forme, je cours vers la douche. Vingt minutes plus tard, je suis prêt pour mon rendez vous : avec ma console de salon. Dans le jargon, ma Xbox 360.