Derniers articles
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Baby-Scarface parie de 1 à 8 euros
Depuis tout temps, le père de famille retraité, passé la cinquantaine (on est mis tôt à la retraite), passe ses après-midis dans les bars PMU à miser sur ces pauvres bêtes qui tournent en rond pour le pactole que remportera le plus malin des parieurs. Mais il y a un an environ, la clientèle de ces bars a changé de tout au tout. Les casquettes et bonnets ont mis les bérets sur la touche. Les coupes structurées au gel et les chewing-gums ont pris le pouvoir sur les calvities-mégots. L’arrogante jeunesse a chassé le vieux qui baragouinait au comptoir.
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Ils sont arabes et écoutent du rock : sacrilège !
Les Arabes aiment bien se compliquer la vie. Se battre contre des chars avec des pierres, faire une balade touristique à Poitiers alors qu’ils y sont persona non grata, perfectionner les maths, aller à Tati le samedi après-midi, porter une burqa par 50°c… Certains font même du zèle, et se créent des handicaps sociaux supplémentaires. Tant qu’à être une minorité autant l’être jusqu’au bout. Etre arabe, passe encore. Effet Obama oblige, on peut faire de son arabité un atout. Pourtant, certains excentriques (ou kamikazes, rayer la mention inutile) ont l'audace d’exhiber leur différence à la face de leurs « semblables ». Quitte à être marginalisés pour des goûts perçus comme déviants. Il faut tout de même un sacré courage pour faire son coming-out musical. Surtout si celui qui fait battre leurs cœurs à coup de riffs de guitare s’appelle Pete Doherty (photo) ou Kurt Cobain.
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Jeux d’argent dans les cités : les gamins adorent
J’ai toujours eu des difficultés à jouer de l’argent dans des jeux de loterie ou dans une partie de cartes. Déjà qu’il est très difficile d’en gagner, il serait stupide de risquer de le perdre aussi vite. Je me suis bien laissé tenter une fois ou deux par l’Euromillion. Pourquoi pas moi ? me suis-je dit, mais cela n’a jamais dépassé deux euros de mise. Pour d’autres, les jeux d’argent sont une habitude. Il y a deux semaines, c’était un dimanche après-midi, j’arrive dans le quartier et on m’annonce qu’un gars a perdu 700 euro « aux petits tas ».
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Un champion ne meurt jamais
Laurent Fignon sera au départ du prochain Tour de France. Pas sur un vélo, ni même, il doit encore en décider, derrière son micro de consultant pour la télévision. Du prologue à l’arrivée, son nom, sa stature, son témoignage, pourtant, marqueront l’édition 2009. L’ancien double vainqueur de la Grande Boucle, en 1983 et 1984, effectue un come-back à la fois instructif – un livre – et poignant – l’annonce d’une maladie. Gage d’une promo d’enfer. Il ne l’a pas fait exprès. Deux mois avant la sortie en librairie de « Nous étions jeunes et insouciants », ouvrage sur sa vie de cycliste, il a appris qu’il était atteint d’un cancer des voies digestives. Peut-être du pancréas, le pire de tous. Les métastases sont là. « Je n’ai pas peur de mourir », a-t-il déclaré le 11 juin en révélant son mal. « Je vais me battre », a-t-il ajouté.
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« Il faut que je te dise, je suis gay »
Je m'envoie un godet sur Paris, en compagnie d'un pote tunisien. Bien sûr, comme tout le monde sur cette terre, il adore raconter sa vie. Elle est aussi passionnante pour moi que de la neige fondue pour un Inuit. Des fois, j'en ai vraiment marre des gens, amis compris, leur vie= zizi. Les gens, ils croient trop que leur life, ça tient les autres en haleine comme 24 heures Chrono. Du flan !
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Présenter la météo à la télé ? Mohamed l’a fait !
Coup de téléphone surprise : on me propose de présenter la météo pour la chaîne de Marseille (LCM). Ne vous imaginez pas un gros truc, genre emploi permanent, ce n’était que pour une journée, mais comme on dit : à chacun son heure de gloire. Au bout du fil, la dame me demande si je serais disponible mardi 2 juin à 12h15. Je lui réponds : « Bien sûr, comptez sur moi. » Je raccroche. J'étais super content.
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Pourquoi j’admire Federer
Quand j'ai commencé à m’intéresser au tennis, il y a de cela quelques années, j'étais plutôt pro-Nadal. J’ai découvert l’Espagnol comme beaucoup de Français en 2005, lors de sa victoire à Roland Garros, à sa première participation. Tellement jeune (il avait moins de 20 ans), et déjà un si grand champion ! Je ne pouvais en faire que mon joueur de tennis favori. Petit à petit, j'en ai appris plus sur le sport à la balle jaune et je me suis rapproché du Suisse, Roger Federer, qui est aujourd'hui mon tennisman préféré.
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Recycler, leur pain quotidien
« N'en jetez plus, Pain pour l'emploi récupère votre pain. » Depuis cinq ans, le slogan sillonne quotidiennement Marseille, incrusté en gros sur la portière d'une petite camionnette blanche. Ce lundi matin, du coté de la Pointe-Rouge, au sud de la ville, les boulangers guettent son passage. Dans leurs arrière-boutiques, plusieurs sacs en papier s'alignent, serrés les uns contre les autres. À l'intérieur, de la viennoiserie et des pizzas se débattent avec toutes sortes de pains. Leur point commun, ne pas avoir séduit les clients à temps et s'être durcis, le lendemain même de leur confection. Pour les boulangers, des stocks encombrants. Pour les salariés de l'association Pain oour l'emploi (PPE), beaucoup plus qu'un gagne-pain.
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Algérie-Egypte : ma mère bat mon père 3 buts à 1
Dimanche soir, chez moi, c’est la guerre mondiale du foot. Il y avait à la télé le match Algérie-Egypte, dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2010. Mon père égyptien et ma mère algérienne était en confrontation directe. D’un côté, le pharaon stressé, de l’autre, la mama décontractée, qui ne cherche même pas à regarder le match mais s’en va plutôt jouer au solitaire sur le pc. Elle saura bien quand il y aura un but, aux cris que mon père et mon frère pousseront à ce moment-là.