Derniers articles
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A la rencontre de ce pays qui est le mien
Destination : Le Grand Pressigny, en Indre-et-Loire. Une terre inconnue pour les titis parisiens que sont Idriss, Tarek et Chakir. En ma compagnie, ils ont accepté d’y passer une semaine de découverte. La raison de tout ça ? Un peu de choc de géographie, de générations et pourquoi ne pas le dire, de cultures, ce qui ne peut pas faire de mal.
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Une virée à Cholet, sans Ingrid
L’idée, pour ce ces deux jours de repos, c’était de se retrouver, en famille, entre voisins, ailleurs qu’à la maison. Sans radio, sans journal, sans télé et sans Bondy Blog. On avait pensé au camping de notre village, c’est pas loin, il y a une piscine, mais on ne voulait pas voir des têtes qu’on connaît sinon, autant rester chez nous avec la télé. Il fallait s’éloigner, alors on a pris la direction de la mer, vers l’Ouest, et pour se faire un peu de lecture, on faisait tourner un hors série de l’humanité que des militants communistes (eh oui !) nous avaient distribué gratuitement sur la place du village. Tout en roulant, on a pu comprendre pourquoi on était pas obligé de travailler plus pour gagner moins.
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Au kiffe des jeunes filles
Agatha, Marc Orian, Histoires d’Or ... Oui, mais connaissez-vous seulement le magasin Star’s ? Implantée depuis cinq ans dans le centre commercial de Bobigny, cette boutique ne cesse d’attirer une clientèle aussi diverse que variée : « On a des jeunes et des moins jeunes qui viennent parce que ce qu’on propose est à la mode et pas cher », affirme Mme Cohen, la gérante du magasin. Habitantes de Bobigny, nous avons pu remarquer que depuis son ouverture, Star’s a réussi à s’imposer dans le centre commercial sans sacrifier à la fameuse « tradition » des magasins de Bobigny 2 : la clé sous la porte ! « Ils viennent de partout ! », ajoute Mme Cohen. Et en effet, malgré la pluie, la boutique est comme à son habitude, bondée !
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Kadjatou, Mamadi, Omar, cette France qui se lève tôt
La France qui se lève tôt, on la voit pas. Trop sombre à 5 heures du matin. Les premiers rayons du soleil n’apparaitront que dans une demi-heure, et déjà les premiers Bondynois sont debout pour aller au boulot. « À quelle heure je me suis levé ? 3h45, à cause du trajet, pas de bus à cette heure-ci », confie Kadjatou, habitante de Bondy nord et femme de ménage dans un grand magasin. Trajet à pied du Mordor jusqu’à la gare RER : vingt bonnes minutes. Sur le quai, des Sri Lankais, beaucoup de Noirs et quelques Maghrébins côtoyant des vacanciers traînant leurs bagages et qui n’ont trouvé personne pour les déposer à l’aéroport. Ils sont femmes de ménages, livreurs, cheminots, déménageurs ou fonctionnaires, levés avant le chant du coq pour gagner des sous ; pas beaucoup, ou pas assez selon les confidences.
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VIH : prévention suffisante ? Les jeunes disent oui, les assos, non
Dimanche, hippodrome de Longchamp. Plus que quelques heures avant la clôture de la dixième édition de Solidays. Mais pas question de mettre les voiles trop tôt. La fête se consomme et se consume jusqu’à la dernière minute, sans modération. Alors que les festivaliers se déchaînent encore et que la file d’attente est interminable pour l’attraction du saut à l’élastique, Wendy et Marie dessinent calmement. Etrange activité en plein brouhaha et sous le soleil chauffant, mais les adolescentes n’oublient pas la cause principale du festival, la lutte contre le VIH. Elles dessinent pour l’association Sol-en-si.
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« Il était mort mais ils n’ont pas voulu le dire »
« Je veux juste qu’on me libère », martèle une voix fatiguée par une grève de la faim entamée il y a plus d'une semaine. Cette voix est celle d’un retenu du Centre de rétention administrative de Vincennes (CRA), transféré à Nîmes dans un autre centre. « Je me suis fait contrôler comme ça, à 7 heures du matin, à Saint-Lazare en allant au travail. » Depuis plus de quatre ans en France, ce Nord-Africain travaillait dans une entreprise de la région parisienne avec d’autres sans-papiers.
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Un hammam à Bondy, pour vous, Madame, Monsieur !
Stress, pollution, courbature, plus gênant encore ? J’ai ce qu’il vous faut ! Après le Hammam Pacha à Saint-Denis (un peu trop loin), le Hammam Samba au Blanc Mesnil (un peu trop loin aussi), un hammam va ouvrir ses portes le 23 juillet à Bondy, sur la route d’Aulnay. Sauf que ça ne se voit pas encore. Ça se devine… Depuis le 17 septembre 2007 en effet, quelque chose est en construction à la place du magasin « Brossette », mais quoi ? J’avais tout imaginé : une nouvelle boulangerie, un coiffeur, une banque, un taxiphone, un énième grec. Cet endroit, à force d’en imaginer tous les usages possibles, finissait par me rendre folle. Pour redevenir normale, j’ai posé la question.
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Vitry-le-François craint le syndrome post émeute
La voiture avale la route. Traverse les paysages. Cent soixante-dix kilomètres après avoir quitté Paris, c’est Vitry-le-François. Son collège. Sa jeunesse. Son maire socialiste. Tous devant la salle municipale en ce vendredi matin. Mais Vitry-le-François, c’est aussi, son ennui, sa morosité et aucune activité pour les jeunes. Enfin, Vitry-le-François – 17 000 habitants –, ce sont ses quartiers populaires, ses problèmes endémiques et ce meurtre à la une des médias, celui d’un jeune homme, le 14 juin, suivi d’une chasse au meurtrier présumé, le tout accompagné d’émeutes.
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Taxiphone, un vocabulaire d’immigré
A croire qu’il n’y a que dans les quartiers pauvres ou d’immigrés qu’il existe des taxiphones. Il y a quelque temps, je me trouvais boulevard Anatole France, dans le beau Levallois-Perret. Je n’avais ni crédit de communication sur mon téléphone, ni même, encore plus embêtant, mes principales sources de vie : mon portefeuille et ma carte de crédit, oubliés chez moi. Loin de tout contact, il me fallait cependant appeler une amie, avec qui j’avais un rendez-vous urgent (les mésaventures de Carrie Bradshaw & Co venaient de sortir au cinéma).