Derniers articles
-
Villiers-le-Bel : « Je prouverai l’innocence de mes clients »
Domicilié à Villiers-le-Bel depuis plus de 30 ans, maître Jacky Attias assure la défense de plusieurs jeunes gens mis en examen dans le cadre des émeutes de novembre 2007. Son cabinet est situé dans la commune. « J’aime cette ville, j’y ai fait toute ma scolarité. Je ne me vois pas la quitter », dit-il. Il apporte ici des informations sur la procédure en cours visant ses clients et critique durement la façon dont la justice mène l’enquête. INTERVIEW
-
Explosion à Lyon : témoignage d’un commerçant
Il est midi lorsqu’une sourde détonation retentit dans le 6e arrondissement de Lyon. Presque aussitôt, trois voitures de police déboulent dans la rue Duguesclin. En plein cœur du quartier des affaires, le long du cours Lafayette, non loin des célèbres Halles de Lyon, une conduite de gaz a été percée. Peu de temps après, la fuite de gaz s’embrase, provoquant la panique des passants.
-
Les égoutiers musulmans de Paris sommés de prouver leur religion
Rachid (prénom modifié) est égoutier dans un secteur deParis que nous ne préciserons pas. Comme il est musulman, la direction municipale des égouts de Paris, en respect de la loi sur les jours fériés (chrétiens, juifs, musulmans), lui indique qu’il pourra prendre congé le jour de l'Aïd el-Kebir, qui tombe le 19 décembre. Mais plusieurs semaines plus tard, il apprend que cette journée lui est finalement retirée. Sur la note qui lui est remise, figure en guise de motif l’absence de justification de sa religion.
-
La Shoah en CM2 : deux instits disent « non »
La question du devoir de mémoire, en relation avec la Shoah, est sur toutes les lèvres. Le président de la République, en faisant son annonce le 13 février devant le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), s’attendait peut-être à moins de remous, notamment dans le corps enseignant. Hélas pour lui, les « profs » sont en colère. J’ai rencontré deux « instits » de Bondy pour leur demander leur avis sur cette initiative présidentielle. Ils s'expriment ici sous couvert d'anonymat, devoir de réserve oblige.
-
Villiers-le-Bel : Montesquieu, où es-tu ?
A quelques mètres du lieu du drame où Laramy et Moshin ont trouvé la mort à l’âge de 16 ans, des jeunes de Villiers-le-Bel se sont réunis samedi dans le silence afin de protester contre plusieurs choses : la médiatisation à outrance des interpellations ; l’utilisation exclusive de témoignages anonymes pour inculper des individus, sans preuves matérielles ; les images dégradantes parues dans Paris Match ; la lenteur de l’enquête sur les circonstances de la mort de leurs amis en novembre 2007.
-
Les jeunes de Villiers-le-Bel choqués par l’incarcération d’Adama et Abou
Les derniers journalistes quittent vendredi le Palais de justice de Pontoise à l’issue de la conférence de presse de la procureure de la République. Elle vient d’annoncer le succès de l’opération qui a débuté lundi 18 février à 6 heures du matin. Sur une trentaine de gardés à vue, seize on été mis en examen, pour la plupart écroués, et les autres on été libérés sans aucune charge retenue contre eux pour le moment.
-
Villiers-le-Bel : le sentiment d’injustice attise de nouvelles flammes
Il est 21 heures mercredi, lorsque deux voitures s’enflamment dans le quartier de la ZAC de Villiers-le-Bel. Immédiatement, des CRS et des membres du GIPN déferlent sur les lieux, sortent en rang serrés de leurs véhicules, casqués et armés de matraques. Ils vont parcourir toute la cité pendant près de 30 minutes, apparemment sans procéder à aucune interpellation. Ils quitteront ensuite les lieux et disparaîtront. Ne restent au sein de la ville que quelques fourgons positionnés aux points stratégiques.
-
Hollywood à Saint-Denis
Ce n’est pas la promotion d’un nouveau film que Luc Besson est venu faire jeudi dernier dans le hall de la tour Pleyel. Bien au contraire, son projet de Cité du cinéma en Seine-Saint-Denis est loin d’être une fiction et nombreux sont les habitants à s’être déplacés pour en débattre avec le réalisateur et les élus des trois communes concernées.
-
« Vous ne me prendrez pas mon deuxième enfant ! »
Les proches et la famille nous reçoivent complètement sous le choc. A 12h30, Monsieur Samoura et sa famille étaient en train de déjeuner quand ils ont vu les policiers du GIPN et du RAID débarquer pour interpeller Mamadou, le grand frère du défunt Laramy. Des débris jonchent le sol et montrent la violence de l’interpellation. Le père a été bousculé, la mère qui portait un enfant a été poussée au sol. "Quand ils sont venus, j’ai dit aux policiers : Vous m’avez déjà pris un fils, vous ne me prendrez pas le deuxième". Le quartier déjà secoué par une série d’interpellations à 6 heures du matin ne comprend pas l’absence de respect du deuil de la famille Samoura. En quittant l’immeuble entouré par une soixantaine de policiers en tenue anti émeute, on ressent une extrême tension.