Derniers articles
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Le Dr Brigitte Sinzelle
Des femmes formidables, Bondy en regorge. L'une d'entre elles est le Dr Brigitte Sinzelle, médecin généraliste. Je suis allée prendre le thé chez elle samedi à 16h30. Elle venait de finir ses consultations. Nous avons parlé de Bondy et de ses habitants, de leurs maladies. Je suis arrivée avec une migraine bien installée (comme tous mes collègues avant moi, je ne dors pas beaucoup, travaille trop et mange mal…), je suis repartie avec plein de médicaments et l'impression que les Bondynois doivent être drôlement bien soignés.
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Où sont les filles ? Elles travaillent
Samedi, j'ai tapé des articles au local. Dehors, une bande de jeunes garçons. Une petite dizaine, au pied des immeubles de la cité, avec deux motos de cross et un scooter. Ils se passaient les engins. Le jeu: faire hurler les moteurs de ces petites cylindrées, foncer en ligne droite aussi vite que possible, idéalement sur la roue arrière, sans casque. Deux bouts de chou de 8 ans les regardaient, admiratifs. Aujourd'hui, j'ai déjà vu passer un quad, le rodéo ne devrait pas tarder à reprendre. Et les filles? Les filles, on ne les voit toujours pas dans la rue. Parce qu'elles bossent. Bondy a la particularité de voir nombre de ses magasins ouverts le dimanche, en tout cas le matin. Je suis allée me balader au Monoprix et le long de la RN3, sur les conseils d'un prof du lycée Jean-Renoir, qui me disait que ses élèves font souvent une double journée: école, puis aide-ménagère et maman de substitution pour les petits frères et sœurs après les cours. Et le week-end, disait-il, elles gagnent leur argent de poche comme caissières ou en remplissant les rayons des magasins. C'est vrai, elles y sont.
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Actualité bondynoise – le tram-train est sur les rails
Hier, grosse actualité pour la vie bondynoise: la première rame du tram-train qui reliera Bondy à Aulnay est inaugurée. Fête à la gare, avec deux ambulances et plus de policiers que de citoyens. Peut-être un Bondynois a-t-il menacé de voler la rame?
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Djamila
« Il décidait tout pour moi, même de quel côté je devais mettre la tête pour dormir : tu regardes vers la droite, il me disait, et deux mois plus tard il avait mal à l’épaule et ça ne lui convenait plus, alors je devais dormir avec la tête à gauche ». Je parlais hier de l’absence de femmes dans la rue et de l’une des explications : beaucoup ne peuvent pas sortir. Djamila, 47 ans, est arrivée en France en 1978. Elle avait 19 ans et ne parlait pas un mot de français. C’est peu dire qu’elle est restée cloîtrée.
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Où sont les femmes ?
Me voilà désormais pourvue de tous les accessoires que se transmettent semaine après semaine les bloggeurs de L’Hebdo: les clés du local, l’appareil photo, la clé USB, le vélo. Je ne sais pas si les vols à Bondy sont proportionnels à la taille du cadenas de notre bicycle, mais en tout cas il est tellement massif que j’arrive à peine à pédaler. Je suis allée faire un tour en ville et j’ai deux ou trois choses à dire à la mairie. D’abord merci pour le plan en couleur que l’on trouve sur votre site; de nombreux prédécesseurs se sont plaints de la difficulté à trouver ce document vital pour tout journsliste qui débarque, mais il suffisait de le télécharger (vous êtes nuls, les gars). Merci aussi d’annoncer la couleur en toute humilité. Sur le plan et partout dans la ville, on trouve le dessin d’un arbre et le texte: Bondy - heureux sous son ombre. Ce qu’il y a bien avec ce genre de texte dans ce genre de banlieue, c’est que tout de suite vous comprenez que vous n’êtes pas là pour vous dorer la pilule et qu’en clair, il ne faut pas espérer ici se faire une place au soleil. Pas encourageant-encourageant, comme message, mais sincère.
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Bondy Guard
Des filles qui parlent de filles. Voilà ce que les lecteurs et lectrices du blog réclament à corps et à cri depuis quelques semaines déjà. Disons-le, l’agression de Paul et les tensions vécues par Alain et les Michels ont un peu refroidi, à la rédaction, les candidatures féminines pour la semaine de villégiature en banlieue parisienne. Les fantasmes sur les risques encourus vont bon train, et j’en connais plus d’un qui s’attend à lire bientot sous ma plume "Ma tournante à Bondy". Pour assurer ma sécurité, Michel Beuret, à qui je succède aux commandes du blog, n’a pas lésiné. Je suis par exemple logée chez une Bondynoise plutôt qu’au local, où je viens quand même régulièrement, notamment pour poster mes textes. Honnêtement, depuis que je suis arrivée hier après-midi, c’est le calme plat; on se sent plus à l’aise à la gare de Bondy qu’à la gare de Fribourg. Mais c’était quand même agréable d’avoir un garde du corps pendant quelques heures – c’est une expérience dans une vie. Merci Michel.
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Bondy chéri
Bondy, je suis venu chez toi et tu t'es laissé apprivoiser un peu
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« Les immigrés ont été recolonisés » (Vive la République!)
"La vérité c'est que la France n'a jamais eu de politique d'immigration envers les Algériens en particulier, analyse Ahmed, professeur de lycée. Parce qu'en avoir une c'est reconnaître l'Algérie indépendante. Or l'Algérie, c'est la France. Du coup, les immigrés sont redevenus des colonisés".