Derniers articles
-
Stop rumeurs
29% des jeunes Bondynois pensent que deux préservatifs valent mieux qu'un. 15%, que la pratique du sport diminue les risques de contagion. 50%, qu'il y a un risque à partager sa brosse à dent. Cette étude, menée par l'Hôpital Jean Verdier, montre la nécessité de l'action "Stop rumeurs", organisée dans les locaux de la Maison Daniel Balavoine, dans le quartier Nord, ce 1er décembre, journée internationale du SIDA.
-
S’il s’agit d’une secte, elle ne fait de mal à personne
Au réveil, j'ai pris l'habitude de boire le café à l'angle de la rue des Sylphes, chez "Sam Pizza", à deux pas de chez moi. Quand le nouveau patron a racheté le bistrot, il n'a pu garder que le bar, une merveille des années 50. Tout le reste serait flambant neuf, si les ouvriers du chantier d'en face n'y répandaient par leur boue. Le café ne sert plus d'alcool. Marre qu'on lorgne les femmes venues chercher leurs pizzas à l'emporté, marre de voir les familles s'en aller, marre de ramener chez eux les ivrognes pour ne pas avoir de soucis avec la police, marre aussi de se battre pour vider tout le monde à minuit (il n'y a pas de licence 5, de disco, à Bondy et les licences 4, les bars, doivent fermer à minuit, deux heures plus tôt qu'à Paris). Ce matin, on parle des "fidèles" qui se baladent en robe blanche dans une cour située à vingt mètres de là. "C'est une secte", me dit-on.
-
« Eux, ils sont heureux en banlieue »
Le Parisien du 28 novembre en faisait son gros titre en consacrant ses pages 2 et 3 aux habitants des quartiers sensibles. On y rencontre les danseurs amateurs du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) qui "préfèrent brûler les planches". Pedro, le chauffeur de bus qui n'a jamais été agressé. Laurent Berros, le grand rabbin de Sarcelles qui salue l'œcuménisme de sa cité. Joëlle, bénévole aux Restos du Cœur. Martha Marcello, l'immigrée haïtienne qui a chanté "l'Ode à la Joie" à la Grande-Borne, cité HLM de Grigny. Ils racontent tous "leur fierté de vivre ici, la solidarité, leur soif de reconnaissance, l'engagement des associations, leurs initiatives, leurs espoirs".
-
Le sourire et les dents cassées
"J'ose laisser mon vélo ici?", demande-je à l'épicière. "A vélo, à Blanqui, on dépasse les taxis…", répond en chantant l'épicier, avec une bonne haleine de pastis. Elle éclate de rire. "Des gosses ont essayé de nous voler un sac de patate ce matin, alors on sait jamais… Mais en réalité, ici, c'est pas si dangereux. On dit que le quartier de Blanqui, ça craint. C'est pas vrai. Bon, il y a les drogues, mais il n'y a eu que trois ou quatre voitures qui ont brûlé. Rien d'autre". L'épicier veut tout de même ajouter quelque chose. "En juillet dernier, à sept heures du matin, on m'a agressé. J'avais que le fond de caisse, pas plus de 40 euros. Ils m'ont cassé toutes les dents avec le canon de leur flingue et ouvert le crâne avec une barre de fer." Il me montre la cicatrice sans perdre sa bonne humeur. "Seriez-vous d'accord d'en parler?" Il me répond qu'il est à trois ans de la retraite et qu'il veut finir "tranquille". Je comprends. Alors bonne soirée et à demain!
-
Bondy se joue dans la rue
La neige a fondu, ouvrant un hiver sans couvre-feu. Les guirlandes lumineuses accrochées aux murs de l'impressionnante mairie (en photo) me souhaitent la bienvenue. L'accueil généreux de Mohammed Djeroudi, animateur et président du RC Blanqui est un cadeau du ciel. Toutefois, raconter Bondy au jour le jour, à fleur de peau, ne sera pas qu'une partie de plaisir. Ceux qui ont eu accès aux blogs ont tous une rectification à faire, un commentaire, une critique. Serge, Sabine et Roland n'ont laissé personne indifférent. C'est une bonne chose. Quant à ceux qui ignorent tout de l'initiative de l'Hebdo, ils se méfient des "journaleux", des "gratte-papier", des "fouille-merde", cette espèce qui les malmène depuis trop longtemps, bien avant les émeutes. Alors, pour vaincre les préjugés réciproques, je me repose sur la chance.
-
Bye bye Bondy
Aujourd'hui, dimanche matin, même si j'ai mal dormi et beaucoup écrit, je suis en de bonnes dispositions. Je vais être sympa, penser aux autres. Lundi, c'est Blaise qui me remplace. Il fait un stage à L'Hebdo. Il aime écrire sur la culture. L'autre jour, Alain Jeannet, le rédacteur en chef, nous a dit en séance de rédaction: "alors, qui part à Bondy?" Silence dans la salle. Alors, il a regardé Blaise dans le blanc des yeux en lâchant: "Vous?" Blaise a dit oui. Il a eu raison. Je vais acheter trois choses qui m'ont manqué au studio: des sacs poubelle, un miroir (j'utilisais les reflets de la grande coupe remportée par le RC Blanqui) et, à défaut d'oreiller,
-
Escroquerie à l’assurance ?
Dans notre Blog, un certain Monsieur Felley (avec un nom pareil, ça doit être un Valaisan) se demande ce qu'il adviendra de la voiture verte située en face du Studio Blanqui. S'agit-il d'une escroquerie à l'assurance? Mystère…
-
L’internationale
Idée reçue: à Bondy, on ne trouve que des habitants originaires du Maghreb ou d'Afrique. En réalité, c'est Babel. Les Chinois sont nombreux et, m'ont assuré plusieurs Bondynois, "ils tiennent les kiosques". Les Pakistanais débarquent, les ressortissants des pays de l'Est fourmillent.
-
Deux jeunes Français
Sur deux jeunes Français invités à donner leur avis sur les émeutes, la moitié n'a rien à dire. Grégoire, 21 ans, habite chez sa mère à Livry-Gargan (93), la commune qui jouxte Clichy-sous-Bois. "Moi, je n'ai rien vu. J'ai juste pris le train, comme d'habitude. Les étrangers qui regardaient la TV devaient penser que la France était en guerre civile. Mais moi, je n'ai rien vu".