Derniers articles
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A Rio, au coeur de l’assaut contre les narcotrafiquants
Mardi 23 novembre au soir. Un bar ouvert sur une terrasse avec des clients autour de tables frappées du logo d’une bière. Heraldo notre bon vivant et son petit groupe de musique se produisent devant un public qui se trémousse verres à la main. Soudain : « Bam ! Bam ! » Un individu se trouvant à dix mètres de là fait feu. Une fumée sort du canon de l’arme, un homme prend la fuite. C’est, dans le quartier Duque de Caxias, l’ouverture du bal, le début des affrontements entre les forces armées et les trafiquants de drogue.
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Jésus, des armes et des bimbos : bienvenue à Rio !
Duque de Caxias, ville de la banlieue de Rio de Janeiro, au bord de l’immense baie. La pluie est au rendez-vous, une pluie tropicale qui cause des remous dans l’avion en provenance de Paris et crée une atmosphère lourde et humide au sol. Sur le bout d’autoroute qui mène à Duque, des habitations délabrées s’alignent les unes après les autres. C’est la nuit, étouffante. Perchées sur les hauteurs des collines, les fameuses favelas, illuminées ça et là par des réverbères.
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Le bled à toutes les sauces
Le mot « bled » donne des sueurs froides à beaucoup. Ils se souviennent avec effroi des conjugaisons, pronoms et adverbes de ce bon vieux manuel de tortures, pardon, de grammaire. Mais ce bled-là peut en cacher un autre, associé, notamment, aux vacances chez papy, mamy, tonton ou tata. Avec tous les cousins et toutes les cousines ! Le bled, vaste programme.
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La tragédie d’Armero, 25 ans après
Il est environ 21 heures 30, ce mardi 13 novembre 1985, lorsqu’une éruption du Nevado del Ruiz provoque un raz de marée de boue qui avance à 80 km/h sur Armero, l’une des villes les plus prospères du Tolima (département au centre de la Colombie), située à 40 km de du volcan. A 23 heures 30, deux heures après le début de l'éruption, la ville d’Armero est dévastée. Ce soir-là, les habitants d’Armero sont devant leur télévision pour regarder l’un des derniers matchs du championnat de football colombien. Rien ni personne ne viendra interrompre le match, et cela malgré les appels téléphoniques désespérés du maire d’Armero pour informer ses administrés.
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L’ambassadeur des USA à Paris : « Le rêve américain vit encore»
On ne saura pas si Barack Obama a bien dormi. De l'autre côté de l'Atlantique, les américains votaient. La presse, déchainée depuis un bail, prévoyait le raz-de-marée républicain et le Daily Beast criait au « Bain de sang ». On ne saura pas non plus si Michelle, qui s'est tant démenée, a bien dormi. Et Hillary, et les autres ? La nuit fut agitée. Au petit matin, les électeurs avaient parlé, à coups de votes. Ils avaient tranché. La chambre des représentants chipée aux démocrates s'était coloriée en rouge républicain (239 républicains/183 démocrates). Seul le Sénat résistait difficilement à la vague (51 démocrates/46 républicains).
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Dans la peau de Monsieur Miss Mali France
Vingt ans et déjà président. Jimmy Berthé semble ne s'étonner de rien : ni de son CV surchargé ni de sa précocité. Certains ne se sont pas fait prier pour détecter son talent d'organisateur et lui confier des responsabilités. L'an dernier, la chanteuse Rokia Traoré en a fait son chargé de communication auprès de la communauté franco-malienne pour sa dernière tournée.
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La compagne du blogueur iranien condamné à 20 ans de prison : « Je veux qu’on le libère »
Pouvez-vous nous présenter votre compagnon ? Hossein est un journaliste-blogueur irano-canadien qui a vécu en Iran jusqu’en 2000. Jusqu’à cette date, il a beaucoup travaillé dans la mouvance du journalisme sur internet pour différents médias locaux, principalement sur des sujets de pop-culture.
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New York chéri, France moisie
Prenez-le comme vous voudrez : comme une histoire (même tirée par les cheveux), comme un réquisitoire, comme un pamphlet, comme un cri venu du fin-fond de nos tripes. Nous vous écrivons entre New York et Paris. Croyez-nous, peuple français, individus inconnus, immigrés avec ou sans papiers, travailleurs ou chômeurs, retraités ou préretraités, manifestants ou coursiers, Aborigènes de Papouasie qui lisez ces lignes, nous pleurons de chaudes larmes d'avoir quitté New York. D'avoir quitté la si grande, la si brillante, la si fabuleuse Amérique. La Terre où l’on se risque le cœur battant, celle qui fait rêver...
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A Tibéhirine, l’harmonie, le doute, la terreur
Ce mercredi, la salle de cinéma où « Des hommes et des dieux » est projeté pour sa sortie, est pleine. Le film s’ouvre sur une carte postale, belle, silencieuse. L'aube, tel un suaire recouvrant un paysage montagnard vallonné. La lumière est flamboyante au dehors, elle sera tamisée à l’intérieur. Les héros de l’histoire sont comme les personnages de tableaux qui ornent les murs des églises. Seul un connaisseur saura qu’on est ici dans un paysage marocain, situé entre les villes de Fès, Meknès et Azrou. C’est pourtant d’Algérie qu’il s’agit, plus précisément de l'enlèvement et de l'assassinat de sept moines trappistes français de Notre Dame de l’Atlas, à Tibéhirine, en 1996, dans la wilaya de Médéa, à 90 kilomètres au sud d’Alger.