Derniers articles
-
Maternité des Lilas : croître ou dépérir
La maternité des Lilas jouit d’une excellente réputation. Une dame interrogée devant l’établissement ne tarit pas d’éloges sur l’endroit où va naître son petit garçon : « C’est une très bonne maternité. Certaines familles naissent ici depuis des générations. La liste d’attente est longue. » On vient de bien loin, de Paris pour être précis, dans ce petit coin du 9-3 pour mettre au monde son petit. C’est le cas de Catherine qui attend sa première fille (elle se sent lourde du côté droit) : « L’équipe est extraordinaire, tout comme l’accueil, j’habite à Paris mais c’est ici qu’on s’occupe bien de moi. »
-
Grève à Carrefour : ma mamie revit les pénuries de la guerre
Ma grand-mère, qui habite à Boulogne-Billancourt (92) dans une cité HLM, a ses petites habitudes dans le Carrefour en bas de chez elle. Elle s'y rend presque tous les jours et pas seulement pour faire ses courses, mais aussi pour rencontrer de nouvelles personnes ou pour voir ses amies. A 80 ans, il n'est pas toujours simple de se déplacer, elle n'a pas passé son permis de conduire, car à son époque les femmes ne voyaient pas l'intérêt de l'avoir, pour beaucoup n’y songeaient même pas, leur époux l'ayant pour toute la famille.
-
Les Indignés de la Bastille veulent du boulot
Les manifestants qui remplissent dimanche 29 mai la Place de la Bastille sont surtout des jeunes hommes et des jeunes femmes, mais il y a aussi des adultes et des enfants. En tout, environ 5000 personnes. Un garçon dit dans son haut-parleur : « Il y a mille raisons pour se révolter. » Il est facile de trouver Monica : elle porte « la roja », le maillot de l'Espagne championne du monde de football. «Je me sens très proche de l'Espagne, je veux y retourner, mes amis me manquent, beaucoup d'entre ceux qui manifestent Puerta del Sol sont chômeurs. »
-
Rachid, ex-détenu, réinséré par le travail
De mars à octobre 2011, le concours du Trophée national de l'entreprise citoyenne, organisé par l'association CiDAN (Civisme Défense Armée Nation) et placé sous le haut patronage de Gérard Larcher, président du Sénat, est ouverte aux candidats. Il s'agit d'un concours qui récompense les « actions exemplaires » initiées et mises en pratique par « les entreprises en faveur de l'intérêt général ». Son ambition est d’être au cœur de la « cohésion nationale, en replaçant l’homme et le bien commun au centre de son développement ».
-
Les conseils de juristes pour se faire recruter
Lors d'un séminaire sur la « préparation à l'entrée dans la carrière juridique », quelques préceptes m'ont été enseignés. Des conseils et des rappels qui permettent de comprendre les codes en entreprise. Ces codes ne se résument pas seulement aux civilités sociales ou professionnelles. Ils répondent à une éthique de la représentation et de l'intelligence. Les assimiler et les comprendre semble essentiel pour entrer dans la vie active.
-
La bourse de Chicago dans ma boulangerie
« Nous, boulangers, nous sommes souvent montrés du doigt parce que soi-disant, on gagne énormément d’argent. Maintenant c’est vrai que ces six derniers mois la baguette a énormément augmenté : entre 5 et 10 centimes, affirme Mme Portier. Mais ça c’est dû au blé, au meunier, ce n'est pas de notre faute. On n’augmente pas le pain comme ça. C’est pour cela que je me suis permis d’expliquer aux clients pourquoi le pain augmente tant. C’est en fonction du prix du blé et l’augmentation se fait en répercussion sur le prix des farines. »
-
« Le droit n’est que prétexte à l’éloquence »
L'objectif de ce concours est d'encourager les qualités oratoires des étudiants et de les placer dans les conditions d'un véritable procès. L’événement a pour maxime : « le droit n'est que prétexte à l'éloquence ». Un jury composé de professeurs d'université et d'avocats jugent le pouvoir de persuasion des finalistes. Vêtus de leurs toges d'avocat Imane, Karim, Ferhad et Ismaël se sont lancés dans des plaidoyers enflammés. Imane et Karim décident d'argumenter sur le litige d'un agent de probation qui s'occupe de la réinsertion des délinquants sexuels. Ce dernier a été licencié pour s'être livré en dehors de son temps de travail à des activités sadomasochismes. Ferhad et Ismaël s'intéressent, quant à eux, au litige d'un gérant de fait qui n'a pas versé de pension alimentaire à son épouse.
-
Pôle emploi : un gardien de la contre-révolution parle
J’ai rencontré Paul à Fressac, au bord de la rivière, dans le Gard. Il est employé à Pôle emploi et je n’ai pas très bien compris tout ce qu’il m’a dit, c’était très technique et j’ai dû le laisser parler longtemps. Mais il y a des choses qui m’ont frappé et même bouleversé. On peut penser que le but de Pôle emploi est de trouver des emplois et, pour être plus précis, «le but avoué et qui est partagé par le grand public c’est d’être un soutien à la recherche d’emploi notamment sur la mission de placement; mais le but inavoué est ce que je définirais comme une mission de contrôle social. »
-
« Plan social », l’art d’entuber le salarié
On est dimanche et il ne fait pas très beau. Le temps idéal pour jouer à un jeu que je viens de recevoir : « Plan social, le jeu préféré des grands patrons », comme il est écrit sur la boite. Chaque joueur incarne un actionnaire. Le but est de licencier tous les salariés pour avoir le droit de délocaliser en Chine. Et j'ai choisi mon frère de 18 ans pour coactionnaire. Je distribue à chacun de nous deux sept cartes qui correspondent à des salariés dans des différents secteurs d'activités : agroalimentaire, commerce et vente, BTP, nouvelles technologies. Le jeu s'arrêtera quand l’un des joueurs n’aura plus de cartes ou atteindra un total de 200 points. C'est l'actionnaire totalisant le moins de points qui gagne.