Derniers articles

  • La révolution espagnole arrive à Paris



    De nombreuses personnes en dehors d'Espagne se demandaient, en observant les chiffres décevants de la situation économique espagnole, pourquoi les citoyens ne s'étaient pas encore révoltés contre le « système ». Ce temps est aujourd'hui venu. Au cours des trois derniers mois, le mouvement s'est construit, via internet et les réseaux sociaux. Il est sorti du virtuel le 15 mai dernier avec une manifestation de masse dans les rues de Madrid, qui s'est transformée en une occupation sans précédent, pacifique et organisée, de la Puerta del Sol. Sous le slogan « Nous ne sommes pas des marchandises entre les mains des politiciens et des banquiers », au kilomètre zéro des routes espagnoles, les manifestants ont fait assaut de propositions pour conduire régénérer le système politique et économique.



    Par Beatriz Alonso
    Le 24/05/2011
  • Pape Diouf : « Il faut amener le football à être vraiment exemplaire »

    Pape Diouf, né en 1951, est arrivé à Marseille à la fin des années 70. Il est le fils d'un militaire qui s'est battu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Après des études à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, ce Franco-sénégalais passionné de football, devient journaliste puis, des années plus tard, agent de joueurs pour Basile Boli, Joseph-Antoine Bell, Marcel Desailly, Bernard Lama, Sylvain Armand, William Gallas, Grégory Coupet, Laurent Robert ou encore Didier Drogba. En 2004, il rejoint l'Olympique de Marseille comme manager général du club, chargé des affaires sportives puis est nommé président du directoire. En 2005 il devient président de l'Olympique de Marseille jusqu'en juin 2009. Aujourd'hui, il est, depuis 2010, actionnaire de l’European communication school et de l’Institut européen de journalisme à Marseille.

    Par Sandrine Dionys
    Le 23/05/2011
  • Vie de meufs, vie de keums : c’est qui qui paye ?

    La plupart d'entre nous (les filles) n'aspirent qu'à l'invisibilité. Etre considérées comme des êtres humains, un point c'est tout. Avec ni plus, ni moins de devoirs que les hommes. Bien sûr, des différences, de constitution physique notamment, subsisteront toujours. Monsieur se coltinera encore longtemps le montage de l'armoire Ikéa en 367 pièces ou gravira les cinq étages, le frigo sur les bras lors du déménagement.

    Par Bondy Blog
    Le 21/05/2011
  • Rachid, ex-détenu, réinséré par le travail

    De mars à octobre 2011, le concours du Trophée national de l'entreprise citoyenne, organisé par l'association CiDAN (Civisme Défense Armée Nation) et placé sous le haut patronage de Gérard Larcher, président du Sénat, est ouverte aux candidats. Il s'agit d'un concours qui récompense les « actions exemplaires » initiées et mises en pratique par « les entreprises en faveur de l'intérêt général ». Son ambition est d’être au cœur de la « cohésion nationale, en replaçant l’homme et le bien commun au centre de son développement ».

    Par Chahira Bakhtaoui
    Le 20/05/2011
  • Partir de mon collège pour m’en sortir

    Pour tous les collégiens la troisième est une année décisive. L'élève doit choisir son orientation entre une seconde professionnelle, générale, technologique ou bien l'apprentissage et l'alternance. Sélectionner son futur lycée n'est pas chose aisée. Définir quelle dérogation faire, non plus. Comment réussir à détourner la carte scolaire ? On explique à des adolescents de 14-15 ans que les cases qu'ils cochent représentent leur avenir. Tous les ans, c'est le même dilemme pour l'élève. Il est déchiré entre choisir un lycée qui lui est attribué ou partir. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô inégalités scolaires !

    Par Jasmin Nahar
    Le 19/05/2011
  • Mon chéri, maman t’aime, pas d’ordinateur cette semaine !

    Pas de télé pendant une semaine ? Ni de Nintendo DS ? « Mais c’est nul ! s’écrie Chloé, ulcérée par une abomination pareille. C’est quoi cette idée horrible ? » Elle fusille Charlotte du regard, cette femme qui parle de son projet « bizarre », devant sa mère. Mais pourquoi elle fait ça ? L’horrible projet en question consiste à interdire l’accès à tous les écrans pendant une semaine. Il a été mis en œuvre le 12 mai et s’achèvera le 19 mai. Qui dit écran, dit portable, ordinateur, PSP, Nintendo. L’abomination, en effet.

    Par Bondy Blog
    Le 18/05/2011
  • Couples franco-étrangers : j’irai voir sous vos draps

    Connaissez-vous un pays où les amoureux peuvent être soupçonnés de fraude et traqués tels des délinquants ? Connaissez-vous un pays où les agents de police peuvent frapper à votre porte dès l’aube pour s’enquérir de la fréquence de vos ébats sexuels et de la date de votre « toute première fois » avec lui ou elle ? Connaissez-vous un pays où vous êtes suspects parce que votre photo de mariage ne trône pas en bonne place dans le salon ou parce que le lit conjugal est déjà fait de très bon matin ?

    Par Bondy Blog
    Le 17/05/2011
  • Sciences-Po : ni tout à fait prout prout, ni tout à fait caillera

    Parmi les innombrables rencontres qu’offre la vie étudiante, un souvenir me revient d’une discussion entamée en début d’année. « Radouane, humm, tu viens de banlieue toi ? – Trop pas, je suis de La Rochelle ! – Ah, c’était pas trop dur la CEP (Convention éducation prioritaire, ndlr) ? – Qu’est ce que tu me racontes j’ai été pris sur concours ! » Eh oui, à Sciences-Po comme ailleurs, les impressions peuvent êtres trompeuses. Les différentes modalités d’accès à cette grande école (concours, mention très bien, convention d’éducation prioritaire permettant aux élèves de ZEP d’être sélectionnés sur une épreuve orale) ont permis de diversifier les rangs des amphithéâtres. Des élèves de Henry IV y côtoient tous les jours des anciens du lycée Jean Renoir de Bondy. Mêmes classes, mêmes matières, mêmes professeurs.

    Par Remi Hattinguais
    Le 17/05/2011
  • Bondy Nord for ever

    Madame M., qui souhaite garder l’anonymat, a déménagé de sa barre d’immeuble de Bondy Nord, avenue Jean Moulin, après la destruction de celle-ci dans le cadre d’un plan de restructuration visant à améliorer l’habitat dans la partie de la ville la plus désœuvrée. Malgré la mauvaise réputation de Bondy Nord, madame M. n’a pas accueilli l’annonce de son relogement avec joie, bien au contraire : « Lorsque l’on m’a annoncé la nouvelle, j’ai été prise de panique, j’avais plein de questions en tête, mais surtout je me suis demandé où est-ce que j’allais vivre. »

    Par Bondy Blog
    Le 16/05/2011